Trudeau refuse de répliquer aux publicités négatives des conservateurs

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Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau

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Bill Graveland
La Presse Canadienne
CALGARY

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, n'entend pas répondre de façon négative aux publicités du Parti conservateur qui attaquent ses politiques étrangères et affirment qu'il n'est pas prêt à gouverner le pays.

L'une de ces publicités attaque la position du chef libéral sur le groupe armé État islamique et l'Irak. M. Trudeau a déjà dit qu'il mettrait fin à la mission des Forces armées canadiennes dans la région et rétablirait les relations diplomatiques avec l'Iran.

Une autre publicité montre un comité multiethnique discutant de Justin Trudeau comme s'il était évalué pour un emploi. Une voix dit qu'il «n'est tout simplement pas prêt».

Alors qu'il participait au Stampede de Calgary, samedi, le chef libéral a déclaré que le fait qu'un parti politique majeur qui dirige le gouvernement utilise le terrorisme pour gagner des votes à travers une campagne publicitaire est «incroyablement répugnant».

M. Trudeau, le chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair et le premier ministre Stephen Harper se sont succédé samedi au grand déjeuner du Stampede, où ils ont tour à tour servi des crêpes aux participants.

Le chef libéral a déclaré que beaucoup de commentateurs et d'experts de la politique reconnaissaient l'efficacité des publicités négatives dans les campagnes électorales, mais qu'il refusait d'utiliser cette tactique.

«Il y a certainement des preuves suggérant qu'on peut faire peur aux gens et les inciter à voter dans un sens ou dans l'autre, où susciter des sentiments négatifs de cette façon. Mais je suis extrêmement à l'aise de dire qu'il y a une manière différente de faire les choses, et je sais (que refuser d'employer les mêmes tactiques) implique un certain risque», a-t-il dit.

M. Trudeau a expliqué que certaines personnes au sein de son parti voudraient que les publicités libérales s'attaquent à certaines faiblesses du gouvernement conservateur après 10 ans au pouvoir.

«Je parlerai des différentes visions de ce pays, et je crois que c'est quelque chose que les Canadiens apprécient et comprennent», a-t-il affirmé.

Malgré un élan de popularité dans les récents sondages, le chef néo-démocrate n'a pas été ciblé par les publicités des conservateurs.

«Ils peuvent bien utiliser les arguments qu'ils veulent, mais j'ai des antécédents d'administrateur public compétent - c'est probablement la raison pour laquelle ils ont déjà tenté de me recruter», a dit M. Mulcair avec un petit rire, samedi.

«J'imagine que c'est difficile pour eux que le seul reproche qu'ils puissent me faire, c'est que j'aie repoussé leurs efforts de recrutement.»

M. Mulcair a déjà été sollicité par le gouvernement conservateur pour devenir conseiller en environnement du premier ministre Harper.

Il a indiqué que même si les conservateurs décidaient de s'attaquer à lui dans leurs publicités, il ne ferait rien d'autre que s'engager dans une campagne électorale «robuste».

«Même s'ils le faisaient, je ne répondrai pas de la même façon. Cela ne veut pas dire que nous n'aurons pas un débat robuste, a affirmé le chef néo-démocrate. (...) Les attaques personnelles, ce n'est pas ma tasse de thé. Je ne marche pas dans cette voie-là.»

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