Les politiciens du Canada dénoncent les attentats

Le premier ministre Stephen Harper a condamné «avec... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

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Le premier ministre Stephen Harper a condamné «avec fermeté» les trois attaques terroristes par voie de communiqué, vendredi.

Photo Jacques Boissinot, archives PC

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
OTTAWA

Les attentats perpétrés vendredi en France, en Tunisie et au Koweït ont été dénoncés aussi au Canada.

Dans un communiqué, le premier ministre Stephen Harper a parlé d'attaques terroristes «odieuses» et s'est dit attristé par les événements. Il a offert ses condoléances aux familles des victimes.

«Les agences canadiennes ont communiqué avec les autorités françaises et leur ont offert tout leur soutien au moment où elles amènent devant la justice les auteurs de ce crime odieux», a fait savoir le premier ministre du Canada.

Il a également condamné les «attaques terroristes» survenues au Koweït et en Tunisie, qui ont fait plusieurs morts et blessés.

«Le mouvement djihadiste international a déclaré la guerre au Canada et aux valeurs communes de liberté, de démocratie et de respect de la dignité humaine. Le Canada ne restera pas sans rien faire pendant que ce groupe terroriste aux ramifications mondiales déchaîne sa violence insensée sur d'innocents civils, de l'Europe au Moyen-Orient», a ajouté le premier ministre Harper.

À son tour, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a dénoncé les attentats, les qualifiant d'actes lâches devant lesquels il faut se tenir debout.

Interrogé à Montréal, dans le cadre d'une conférence de presse qu'il donnait sur le logement social, le chef néo-démocrate a invité à la solidarité internationale devant de tels événements.

Il a rappelé que lorsque le Canada avait été le théâtre d'attentats, récemment, il avait reçu des messages de solidarité de plusieurs pays. Il souhaite que tous ces pays fassent de même aujourd'hui face aux attentats qui ont été perpétrés en France et en Tunisie.

«Les attaques lâches d'aujourd'hui interpellent le monde entier. Il faut absolument redoubler d'efforts pour venir à bout de ces attaques terroristes. La planète entière a soutenu le Canada lors des attentats à la Chambre des communes et au Monument, le 22 octobre, et le Canada doit aujourd'hui être solidaire de la France, de la Tunisie (et du Koweït - au moment où il a tenu ces propos, on n'était pas sûr du fait qu'un troisième pays avait été ciblé)», a commenté M. Mulcair.

Le chef libéral fédéral Justin Trudeau, quant à lui, a brièvement réagi sur Twitter, déplorant ce «triste jour pour la France, la Tunisie, le Koweït et la Somalie». Il a exprimé ses condoléances aux familles des victimes.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a également déploré les attentats dans un communiqué transmis en fin de journée.

«Nous n'accepterons jamais de passer sous silence ces manifestations d'horreur qui viennent porter atteinte à nos libertés. (...) Nos pensées accompagnent les familles et les proches des victimes dans ces moments douloureux qui ont une résonnance jusqu'au Québec», a-t-il dit.

La ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, qui achevait vendredi une tournée en Europe, a déclaré que ces nouvelles violences montrent encore une fois qu'il faut à tout prix «faire front commun» pour contrer la radicalisation.

Mme St-Pierre a mis un terme, vendredi à Rome, à une tournée européenne qui l'a aussi conduite à Paris et Barcelone. À chaque étape de son voyage, elle a abordé la question avec ses interlocuteurs.

«Tout le monde en parle. C'est un dossier récurrent partout, a-t-elle dit. La question de la radicalisation, ça vient vraiment chercher tout le monde. Tous les pays démocratiques se penchent sur cette question et cherchent des solutions.»

Avec le ministre catalan aux Affaires étrangères, Roger Albinyana, des représentants de l'UNESCO à Paris et des responsables gouvernementaux à Rome, la ministre St-Pierre a évoqué le «Plan pour lutter contre la radicalisation» rendu public il y a deux semaines par les ministres de la Sécurité publique et de l'Immigration, Lise Thériault et Kathleen Weil.

Mme St-Pierre est elle-même signataire de ce plan d'action et, à ce titre, chargée de «cerner les pratiques exemplaires» mises en oeuvre dans d'autres pays et d'«établir des liens avec les intervenants concernés».

«Notre plan a suscité un vif intérêt chez mes interlocuteurs. J'étais très fière de montrer qu'on a déjà un plan au Québec, qu'on a des choses à dire», a expliqué la ministre, en insistant sur l'urgence de développer des partenariats.

À Québec, le chef de l'opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, et la porte-parole péquiste en matière de relations internationales, Carole Poirier, ont aussi dénoncé ces attentats terroristes. «Rien ne pourra jamais justifier un tel degré de violence, de barbarie et d'horreur. Je tiens à dire aux peuples touchés que nous sommes à leurs côtés pour condamner et combattre le terrorisme sous toutes ses formes, et pour faire triompher la démocratie en toutes circonstances», a notamment affirmé la députée Poirier.

Tunisie: Ottawa tente de déterminer si l'attentat a fait des victimes canadiennes

Le ministère des Affaires étrangères du Canada affirme que ses représentants en Tunisie tentent de déterminer si des Canadiens sont parmi les dizaines de victimes de l'attaque d'un homme armé contre les clients d'un hôtel de Sousse, en Tunisie, vendredi matin.

Le ministère précise qu'au moins 826 Canadiens se trouvent en Tunisie. Ce chiffre n'est cependant qu'une estimation, car l'enregistrement des voyageurs et des résidants canadiens à l'étranger est une mesure volontaire.

Les proches de citoyens canadiens qui se trouvent actuellement à Sousse sont invités à communiquer avec le Centre de surveillance et d'intervention d'urgence d'Ottawa, par téléphone au 1 800 387-3124 ou par courriel au sos@international.gc.ca.

Les Canadiens présents sur place peuvent également communiquer avec l'ambassade du Canada à Tunis, au 216-70-010-200, pour obtenir de l'assistance consulaire d'urgence.

L'attaque tunisienne survient le même jour qu'une explosion mortelle dans une usine de gaz industriels dans le sud-est de la France provoquée par un homme fiché pour radicalisation, ainsi que l'attaque d'une mosquée chiite au Koweït par un kamikaze qui a fait plus de 25 morts et de nombreux blessés.

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