Keystone XL: Trudeau évoque un «échec diplomatique» de Harper

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M. Trudeau a soutenu qu'un tel camouflet diplomatique ne se serait jamais produit à l'époque où Brian Mulroney était premier ministre du Canada et que le républicain Ronald Reagan était président des États-Unis.

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(Ottawa) La décision du président Barack Obama d'apposer son veto au projet de loi du Congrès autorisant la construction de l'oléoduc Keystone XL est «un échec diplomatique» dont le premier ministre Stephen Harper doit porter la responsabilité, estime le chef du Parti libéral Justin Trudeau.

Car si M. Harper avait tenté de cultiver de bonnes relations personnelles avec son homologue américain au fil des années, le résultat aurait assurément été différent, selon le chef libéral.

M. Trudeau a soutenu qu'un tel camouflet diplomatique ne se serait jamais produit à l'époque où Brian Mulroney était premier ministre du Canada et que le républicain Ronald Reagan était président des États-Unis. Cela ne serait pas arrivé non plus lorsque Jean Chrétien était à la barre du gouvernement canadien et que le démocrate Bill Clinton était le locataire de la Maison-Blanche.

Selon certains observateurs de la scène diplomatique, les relations entre MM. Harper et Obama sont loin d'être chaleureuses. Les pressions exercées par le gouvernement Harper sur l'administration Obama pour qu'il donne le feu vert au projet Keystone XL est l'une des principales causes du froid qui existe entre les deux capitales. D'autant que le président américain veut faire de la lutte contre les changements climatiques la priorité de la fin de son mandat.

«Il n'y a pas de relations plus importantes pour le Canada que celles qu'entretiennent le président des États-Unis et le premier ministre du Canada», a affirmé hier aux Communes M. Trudeau.

Il a ajouté que Stephen Harper doit prendre la responsabilité de cet «échec diplomatique» alors que l'industrie pétrolière du pays a du mal à trouver de nouveaux débouchés sur les marchés internationaux.

Le NPD 

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a aussi soutenu que la décision du président Obama «est un échec sur toute la ligne pour M. Harper».

«Si le public n'adhère pas à un projet, s'il n'y a pas de soutien public à un projet, à notre époque, on ne peut plus juste les annoncer, le public doit être à bord. Et c'est ça que M. Harper n'a jamais compris», a-t-il dit. Le NPD s'oppose au projet Keystone, préférant un lien ouest-est pour transporter le pétrole de l'Alberta.

Le ministre des Ressources naturelles, Greg Rickford, a balayé du revers de la main les critiques de M. Trudeau. Il a soutenu que les relations commerciales entre les deux pays sont plus solides que jamais, notamment dans le secteur de l'énergie. «Nos échanges dans le secteur de l'énergie s'élèvent à 140 milliards de dollars par année. Nous avons le système de pipeline de pétrole et de gaz le plus intégré dans le monde», a-t-il dit.

Le ministre Rickford a aussi réitéré que le bien-fondé de l'oléoduc de 8 milliards de dollars proposé par TransCanada n'est pas «un débat entre le Canada et les États-Unis. Il s'agit d'un débat entre le président et la population américaine, qui appuie le projet».

La Chambre des représentants et le Sénat, qui sont tous deux contrôlés par les républicains, ont adopté un projet de loi au début du mois autorisant le projet Keystone XL. Mais le président Obama y a apposé son veto.

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