Les libéraux appuieront le projet de loi antiterroriste

Justin Trudeau a soutenu que le projet de loi... (PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Justin Trudeau a soutenu que le projet de loi comportait des lacunes, mais que cela n'empêcherait pas les libéraux de donner leur feu vert.

PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Les libéraux appuieront le projet de loi antiterroriste C-51 même s'ils le jugent imparfait, a annoncé mercredi le chef de la formation politique, Justin Trudeau.

«Ce projet de loi peut encore être amélioré, mais dans l'ensemble, il prévoit des mesures qui renforceront la sécurité des Canadiens. C'est pour ça que nous voterons en sa faveur», a affirmé M. Trudeau en point de presse au parlement.

Le Parti libéral accueille ainsi favorablement les dispositions prévoyant le renforcement des pouvoirs en matière d'arrestations préventives, l'élargissement de l'interdiction de vol pour les personnes qui représentent une menace terroriste et l'amélioration de l'échange d'informations entre les ministères et les agences, a énuméré son chef.

En revanche, les mécanismes de supervision du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et de révision des lois en matière de sécurité nationale ne sont pas satisfaisants aux yeux des libéraux.

Le projet de loi C-51 donnerait notamment à l'agence d'espionnage canadienne le pouvoir de contrer les projets de voyage de présumés extrémistes, d'interrompre des transactions bancaires et d'intervenir secrètement sur des sites web radicaux.

Le Parti libéral, tout comme le Nouveau Parti démocratique (NPD), estime que l'organe actuellement chargé de sa supervision, le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), n'a pas la crédibilité requise pour accomplir cette tâche.

Les deux formations de l'opposition plaident en faveur de la mise sur pied d'un comité de supervision composé d'élus - une proposition à laquelle le bureau du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a opposé une fin de non-recevoir, lundi soir.

«Quand un gouvernement demande à ses citoyens d'abandonner ne serait-ce qu'une infime partie de leurs libertés, il a la responsabilité de garantir qu'il n'abusera pas de ces nouveaux pouvoirs», a plaidé Justin Trudeau lors de sa rencontre avec les journalistes.

Les libéraux promettent une «approche constructive» et proposeront des amendements au projet de loi, et ils espèrent que les conservateurs se montreront réceptifs.

Mais quoi qu'il advienne, ils donneront le feu vert au projet de loi, a confirmé mercredi M. Trudeau, qui a témoigné de son intention de faire de la question sécuritaire un enjeu électoral.

«Le gouvernement en place peut accepter que les Canadiens veulent une surveillance plus serrée et de l'imputabilité, ou il nous offrira l'opportunité d'offrir cela directement aux Canadiens lors de la prochaine campagne électorale», a argué le chef libéral.

Le NPD n'a pas encore annoncé sa position par rapport au projet de loi C-51.

«Nous poursuivons notre étude du projet de loi et nos consultations avec des experts», a écrit mercredi dans un courriel George Smith, l'attaché de presse du chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer