Attentats: peut-être pas des loups solitaires, suggère Harper

La scène de l'attentat commis à Saint-Jean-sur-Richelieu par Martin... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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La scène de l'attentat commis à Saint-Jean-sur-Richelieu par Martin Couture-Rouleau le 20 octobre dernier.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le premier ministre Stephen Harper suggère que les deux hommes qui ont perpétré des attentats à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa pourraient ne pas avoir agi seul et remet en question la notion de «loup solitaire».

Dans une entrevue accordée au réseau TVA, qui a été présentée dans son intégralité mercredi aux journalistes parlementaires d'Ottawa, M. Harper a affirmé que les assaillants étaient possiblement entourés «d'autres personnes».

Il a évoqué l'arrestation d'un jeune homme de Montréal qui aurait été en contact avec Martin Couture-Rouleau, celui qui a fauché mortellement l'adjudant Patrice Vincent avec une voiture à Saint-Jean-sur-Richelieu le 20 octobre dernier.

«Dans le cas de M. Rouleau, il était déjà sur le radar de la police, alors on connaît la nature de cet homme et ses menaces», a soutenu le premier ministre dans cet entretien.

Dans le cas de Michael Zehaf-Bibeau, le tireur qui a semé la terreur dans la capitale fédérale deux jours plus tard en abattant le caporal Nathan Cirillo et en prenant d'assaut le parlement, il s'agissait davantage d'une «surprise», a poursuivi M. Harper.

«Mais il y a des façons de mieux gérer ces situations (...) Et ce n'est pas... on dit que c'est un loup solitaire; c'est vrai que c'est un seul attaqueur (sic), mais ce n'est pas nécessairement le cas que c'est seulement un gars», a-t-il ajouté.

La GRC avait révélé le 26 octobre dernier que le tireur d'Ottawa avait tourné une vidéo de lui-même où il détaillait les motifs «idéologiques et politiques» derrière son geste.

La police fédérale avait alors laissé entendre que l'enregistrement allait un jour être rendu public.

Quelques semaines plus tard, le commissaire Bob Paulson a fait volte-face, soutenant que la vidéo était un «élément de preuve» qui pourrait servir en vue d'«éventuelles démarches judiciaires».

Le tireur a été abattu tout près de l'entrée de la bibliothèque, dans le hall d'honneur, après être passé devant les salles où étaient réunis les députés du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique (NPD).

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