L'effet Ignatieff s'évapore

La glissade que le chef libéral Michael Ignatieff... (Photo: Reuters)

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La glissade que le chef libéral Michael Ignatieff avait commencée en avril 2009 ne s'est pas inversée dans le plus récent sondage CROP.

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Denis Lessard
Denis Lessard
La Presse

(Québec) Personne au Québec ne fait grief à Stephen Harper d'avoir fermé le Parlement jusqu'en mars prochain. Inversement, son dernier remaniement n'a pas soulevé l'adhésion des Québécois.

C'est le constat que fait CROP à partir du coup de sonde réalisé pour La Presse du 14 au 24 janvier derniers. L'enquête, précise à trois points près, indique que du point de vue de la satisfaction à l'endroit du gouvernement, le paysage n'a pas changé depuis l'automne à Ottawa.

Actuellement 37% des Québécois s'estiment satisfaits du gouvernement Harper, 1% de moins qu'au mois d'octobre. Pas de mouvement significatif non plus du côté des mécontents, qui passent de 58 à 59%. Cette lecture détonne par rapport à la campagne que mène le PLC partout au pays pour dénoncer la décision de Stephen Harper de proroger la session parlementaire aux Communes. Du point de vue des intentions de vote, les nouvelles ne sont pas meilleures pour le PLC. L'effet de l'arrivée de Michael Ignatieff aux commandes semble s'être évaporé. Si des élections avaient eu lieu cette semaine, les libéraux auraient eu 24% des suffrages au Québec - le même score qu'avec Stéphane Dion aux dernières élections, en octobre 2008. Les conservateurs, eux, auraient récolté 21% des votes, le même score depuis septembre 2009.

Michael Ignatieff est vu comme le meilleur premier ministre par un Québécois sur cinq, soit 20%, exactement comme en octobre. La glissade qu'il avait commencée en avril 2009 (il avait alors 45% d'appui au Québec) ne s'est pas inversée. Stephen Harper piétine aussi à 24%, grosso modo le même score depuis le mois de septembre. Jack Layton obtient l'adhésion de 28% des Québécois comme éventuel premier ministre, une fonction à laquelle Gilles Duceppe ne peut aspirer.

Dans les intentions de vote, le Bloc québécois perd trois points, à 34%, retrouvant son taux du mois de septembre. Par rapport au scrutin d'octobre 2008, le Bloc a perdu quatre points. Le NPD en a gagné cinq, passant de 12% des suffrages exprimés à 17% des intentions de vote cette semaine.

Le parti de Gilles Duceppe garde la faveur des francophones, avec 40% d'appuis, contre 20% aux conservateurs et 19% aux libéraux. Mais la répartition géographique de ces appuis est importante : les conservateurs réduits, à 15% à Montréal, décrochent 33% d'appuis dans la région de Québec, où ils ont remporté leurs sièges aux dernières élections.

À Québec, le Bloc et le PLC sont loin derrière avec 24 et 22% des intentions de vote respectivement. À Montréal, bloquistes et libéraux sont se suivent de près avec respectivement 32 et 30% d'appuis. Ailleurs au Québec, le Bloc est plus clairement en avance avec 39% d'appuis, contre 25% pour les conservateurs et 16% pour le PLC.

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