Multiplier les «Bureaux» fait grimper les salaires, dénonce Projet Montréal

Hall d'honneur de l'hôtel-de-ville de Montréal.... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Hall d'honneur de l'hôtel-de-ville de Montréal.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Bureau de la ville intelligente. Bureau de la performance organisationnelle. Bureau des réfugiés. Bureau de demain. La multiplication des structures à la Ville de Montréal pousse à la hausse les salaires des fonctionnaires, dénonce l'opposition.

Projet Montréal a dénombré la création d'une vingtaine de « bureaux » divers depuis l'arrivée en poste du maire Denis Coderre. Le conseiller Guillaume Lavoie y voit un lien direct avec l'augmentation du nombre de hauts salariés au sein de l'appareil municipal. La métropole a compté en 2015 pas moins de 3100 employés ayant reçu plus de 100 000 $.

« L'approche du maire Coderre, c'est une crise, un tweet, un nouveau bureau. Une crise, un tweet, une nouvelle structure. Une crise, un tweet, un nouveau haut salarié », a dénoncé Guillaume Lavoie. L'élu croit que « bientôt, ça va prendre un bureau pour coordonner les bureaux ».

L'augmentation du nombre de hauts salariés est particulièrement élevée chez les cadres. Entre 2014 et 2015, le nombre d'entre eux ayant touché plus de 100 000 $ est passé de 767 à 881, une hausse de 15 %.

Cette augmentation survient au moment où Montréal tente pourtant de réduire le nombre de ses employés. « C'est la signature Coderre. Plus vous êtes loin de son bureau, plus vous êtes coupé. Plus vous êtes près de son bureau, plus il y a de la création de structures. Les postes coupés sont ceux près des services aux citoyens : cols bleus, ingénieurs en arrondissement, surveillants de chantiers », déplore Guillaume Lavoie.

Des sentences font grimper la rémunération

La Ville de Montréal a aussi précisé ce matin que la rémunération de deux employés présentés comme les plus hauts salariés avait été artificiellement gonflée par des sentences arbitrales. Le pompier ayant reçu 370 000 $ l'an dernier a remporté sa cause de santé et sécurité au travail.

L'Association des pompiers a précisé que celui-ci avait obtenu ce dédommagement de 300 000 $ après avoir contracté dans l'exercice de ses fonctions un cancer qui hypothèque sa santé pour le reste de ses jours et non en heures supplémentaires.

Situation similaire pour le policier ayant reçu 348 000 $ en 2015. La Ville a été condamnée à verser 250 000 $ à cet agent qui a remporté un grief. Bref, son salaire réel (en incluant ses heures supplémentaires) a été inférieur à 100 000 $.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer