Appel d'offres dirigé pour favoriser un ami: la cadre congédiée

Lors de son enquête, le Bureau de l'inspecteur... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

Agrandir

Lors de son enquête, le Bureau de l'inspecteur général a découvert qu'une chef de division de la Ville avait demandé à ses employés de préparer les documents d'un appel d'offres sur invitation de façon à ce que la firme de son ami remporte le contrat.

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'inspecteur général de la Ville de Montréal a confirmé, ce matin, que le chef de division qui a dirigé un appel d'offres afin de favoriser une firme appartenant à un ami a été congédié peu de temps après qu'il ait alerté son supérieur. La Presse a par ailleurs appris auprès d'une source proche du dossier qu'il s'agit en fait d'une employée qui avait déjà été impliquée dans l'affaire Acertys, qui a fait l'objet d'un rapport du Bureau de l'inspecteur général (BIG) en octobre 2014.

Me Denis Gallant n'a pas voulu se prononcer sur l'identité de cette employée lors d'une entrevue avec La Presse, ce matin. Il s'est tout simplement borné à dire que la Ville de Montréal avait agi promptement dans ce dossier, puisqu'il avait reçu la lettre de congédiement moins d'une semaine après avoir signalé le problème.

Dans son rapport annuel déposé hier après-midi au conseil municipal, le BIG a révélé qu'un « chef de division » avait demandé à ses employés de préparer les documents d'un appel d'offres sur invitation de façon à ce que la firme de son ami remporte le contrat. Les membres du comité de sélection ont également été choisis par ce « chef de division », alors que cette procédure est normalement réservée au service de l'approvisionnement. Dans ce dossier, la Ville cherchait à se doter des services d'un « conseiller en contenu créatif ».

Deuxième prise

Dans son deuxième rapport public publié en octobre 2014, le BIG avait révélé que l'appel d'offres pour le contrat de consultation publique en vue du réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest était « hautement problématique » en plus de faire « mal paraître » les fonctionnaires de la Ville de Montréal. Il avait conclu que les conditions trop restrictives de l'appel d'offres n'avaient pas favorisé un marché concurrentiel.

La firme Acertys a été la seule à soumissionner sur un contrat de 266 570 $ qui visait à sonder les Montréalais sur le réaménagement d'une portion de la rue Sainte-Catherine. Ce grand chantier sera l'un des legs du 375e anniversaire de la Ville de Montréal.

Dans cette affaire, Acertys avait réalisé l'étude préliminaire en vue du projet de consultation, un contrat de 25 000 $ conclu de gré à gré à la simple recommandation d'une chef de division du Service des infrastructures, des transports et de l'environnement. Le BIG avait conclut que cela a donné la perception d'un avantage concurrentiel inéquitable.

Par ailleurs, cette même chef de division s'est placée en « situation délicate » en insistant pour faire partie du comité de sélection, avait-il écrit dans son rapport.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer