Le SPVM accueille «favorablement» un rapport sur les itinérants

Le directeur du SPVM, Philippe Pichet.... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

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Le directeur du SPVM, Philippe Pichet.

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Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Philippe Pichet a accueilli «très favorablement» mardi le rapport du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) sur les relations difficiles entre les itinérants et les policiers. Cependant, le chef Pichet n'a pas spécifié quels changements concrets il comptait mettre en place pour améliorer les relations avec cette clientèle sensible.

Les personnes en situation itinérante sont toujours autant victimes de profilage social et d'abus physiques et verbaux de la part des policiers du SPVM, conclut le 4e Portrait de la situation dans l'espace public RAPSIM, dévoilé mardi. Une trentaine d'organismes en itinérance de Montréal ont participé à cette enquête. Le RAPSIM dénonce notamment le déplacement injustifié de personnes en situation d'itinérance et la propension des policiers à briser ou saisir du matériel de consommation de drogues pourtant distribué par des institutions en santé publique.

«Il y a eu des changements au niveau de l'intervention policière, une amélioration même grâce à différentes approches et formations. Mais on n'a pas réussi à toucher l'ensemble de la culture policière habituée à la répression à l'endroit de cette population», explique Bernard St-Jacques, organisateur communautaire du RAPSIM. L'organisme salue néanmoins les efforts des brigades spécialistes mises en place par le SPVM, comme l'Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP) et l'Équipe mobile de référence et d'intervention en itinérance [EMRI].

Le nouveau directeur du SPVM a lancé plusieurs messages contradictoires mardi: il a affirmé que le SPVM allait «continuer de s'améliorer», même s'il «garantit que le service de mes policiers donné sur le terrain est le meilleur qu'on puisse donner». Également, alors que le rapport du RAPSIM «cadre tellement» dans sa «vision du service de police», il considère le rapport comme un «élément parmi tant d'autres».

«Oui, il y a des choses qui ont changé. [Ce rapport], c'est une perception parmi tant d'autres qu'on va prendre en considération. On va prendre aussi d'autres feedbacks qu'on aura dans les prochains jours, semaines et mois, pour essayer de donner le meilleur service possible», a affirmé le chef Pichet, lors de sa première mêlée de presse avec les médias montréalais depuis son entrée en poste, en août dernier. «Je ne suis pas sorti beaucoup, vous avez raison. Je n'ai pas chômé non plus, j'ai mis en place une nouvelle structure.»

Le directeur du SPVM attend les conclusions du rapport de la nouvelle Brigade des espaces publics (BEP) pour «bâtir pour l'avenir» et étendre les «bonnes pratiques». Le chef Pichet invite également la population et les organismes à participer aux consultations publiques qui auront lieu au cours de l'année pour préparer le nouveau plan de profilage social et racial 2017-2018-2019.

Le RAPSIM a émis quatre principales recommandations dans son rapport : une plus grande transparence du SPVM, une plus grande tolérance de la part des Montréalais, la mise en place d'un mécanisme pour sanctionner les policiers au comportement problématique et la production d'un bilan annuel de l'itinérance par la Ville de Montréal et le SPVM.

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