L'inspecteur général lève la suspension d'un contrat

La visite d'un enquêteur du BIG sur le... (Photo: André Pichette, archives La Presse)

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La visite d'un enquêteur du BIG sur le chantier avait permis de constater que l'entreprise ne prévoyait pas corriger en profondeur les lacunes observées, mais seulement en surface.

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(Montréal) Le Bureau de l'inspecteur général (BIG) a levé la suspension qu'il avait imposée sur un contrat après avoir obtenu l'assurance que l'entreprise en respecterait les termes. Demix Construction s'est engagée à faire les correctifs en profondeur et non pas seulement en surface comme le demandait la Ville de Montréal.

Le 22 septembre dernier, le BIG suspendait le contrat de Demix Construction pour des travaux de planage de rue et la reconstruction de trottoirs à Montréal-Nord et Anjou. Ces travaux avaient été jugés nécessaires pour prolonger la durée de vie de certaines chaussées dans ces secteurs de la métropole.

La visite d'un enquêteur du BIG sur le chantier avait toutefois permis de constater que l'entreprise ne prévoyait pas corriger en profondeur les lacunes observées, mais seulement en surface. L'appel d'offres et le contrat octroyé à Demix pour ce projet étaient pourtant clairs et prévoyaient bien des corrections en profondeur.

La firme de génie responsable de surveiller les travaux, SNC-Lavalin, a confirmé au BIG que les travaux seront désormais «réalisés en conformité» avec le contrat octroyé. Demix s'est aussi engagée à «procéder à tout travaux de corrections de surface et en profondeur tels que stipulés aux documents d'appels d'offres». Satisfait de cet engagement de l'entrepreneur et du surveillant du chantier, le BIG a accepté de lever la suspension. Les travaux de correction de la chaussée pourront ainsi reprendre.

SNC-Lavalin pourra-t-elle continuer à surveiller les chantiers ?

Le contrat d'asphaltage de Demix a été accordé dans le cadre d'un nouveau programme de l'administration Coderre qui vise à refaire la surface des rues locales les plus mal en point à raison de 50 millions par année. Le but du Programme complémentaire de planage et de revêtement (PCPR) est de prolonger la durée de vie de ces rues de 7 à 12 ans.

Plusieurs entreprises réalisent les travaux dans le cadre du PCPR, mais c'est SNC-Lavalin qui assure la surveillance de tous les chantiers exécutés dans le cadre de ce programme, en vertu d'une entente-cadre de 2,97 millions.

La surveillance des chantiers d'asphaltage actuellement en cours à Montréal devrait être retirée des mains de la firme SNC-Lavalin pour être confiée aux services internes de la Ville, recommande un rapport de la Commission permanente sur l'inspecteur général déposé aujourd'hui au conseil municipal.

En mêlée de presse ce matin, le maire Denis Coderre a indiqué qu'il n'avait pas encore pris de décision à cet effet. « Je ne suis pas rendu là encore. Vous me permettrez de regarder tout ça et de prendre une décision éclairée par la suite », a-t-il indiqué.

« Ce qui est merveilleux, c'est le réflexe du check and balance, on a vraiment un système qui protège l'intérêt public », a ajouté le maire.

Selon la Ville de Montréal, 13 contrats dans le cadre du PCPR sont en cours d'exécution ou vont démarrer sous peu. Ils représentent 26 chantiers dans l'ensemble de la ville. La majorité des travaux sont réalisés dans les arrondissements de Ville-Marie et d'Hochelaga-Maisonneuve.

La Commission permanente sur l'inspecteur général compte des élus de toutes les formations politiques représentées à l'hôtel de ville. Elle est présidée par Lorraine Pagé, élue sous la bannière Vrai changement.

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