Projet Quinze 40: peu d'impact sur le trafic selon le maire de Mont-Royal

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«Tout le monde le dit: il n'y a personne au Québec qui peut être contre un projet de 1,6 milliard, 100% financés par le privé», a affirmé le maire de Mont-Royal, Philippe Roy.

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L'afflux quotidien de milliers d'automobilistes au futur mégacentre commercial Royalmount, à l'intersection des autoroutes 15 et 40, ne fera pas une «grosse différence» sur le trafic dans un quartier déjà industriel, a affirmé jeudi soir le maire de Mont-Royal Philippe Roy, interpelé par des citoyens inquiets des impacts du projet sur la circulation et la pollution dans le secteur.

«[Le promoteur] semble persuadé qu'il n'y aura pas d'impact, qu'on pourra accéder facilement au site. On veut aller plus loin. On va prendre ces études-là et on va les contre-expertiser par une autre firme», a promis le maire Roy, conscient du «problème» engendré par le trafic. Il s'est également engagé à mener de nouvelles études de trafic routier si cela s'avérait nécessaire. Le promoteur Carbonleo soutient que 20 000 véhicules par jour s'ajouteront à la circulation locale, alors que 360 000 véhicules circulent déjà dans ce secteur extrêmement achalandé du coeur de l'île.

La construction d'une passerelle au-dessus de l'autoroute Décarie pour relier le projet Royalmount à la station de métro De la Savane demeure toutefois une condition «sine qua non» au projet, selon le maire. Le promoteur serait déjà en pourparlers avec Québec à ce sujet, soutient-il.

Devant une vingtaine de citoyens réunie à une assemblée publique visant à présenter des changements de zonage, le maire Roy a vanté les mérites du projet qui serait à «l'avantage de tous les Montréalais». Mentionnant une rencontre récente avec le ministre des Finances Carlos Leitao, le maire de Mont-Royal a minimisé le mouvement d'opposition au projet de 4 millions de pieds carrés. «Tout le monde le dit: il n'y a personne au Québec qui peut être contre un projet de 1,6 milliard, 100% financés par le privé. En tout cas, il n'y a probablement pas de place sur Terre où les gens diraient qu'ils sont contre et je ne pense pas que Montréal est en position pour dire qu'elle s'y oppose.»

Après avoir adopté un Plan particulier d'urbanisme le 22 juin dernier pour permettre la construction du mégacentre, la Ville prévoit adopter les derniers projets de règlement le 21 septembre lors du prochain conseil municipal.

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