La crise du logement est terminée

Le taux d'inoccupation, soit la part des logements... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le taux d'inoccupation, soit la part des logements disponibles pour location, s'établit désormais à 3,4% dans le Grand Montréal. Il faut remonter à 1998 pour retrouver un taux supérieur au seuil des 3%, considéré comme le point d'équilibre du marché.

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La crise du logement qui perdurait depuis plus de 15 ans à Montréal est officiellement terminée, selon un nouveau rapport de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Pour la première fois depuis 1998, le taux d'inoccupation des logements est passé au-dessus du seuil d'équilibre des 3% dans la région métropolitaine. La pénurie persiste toutefois à Laval et dans la couronne nord.

Le taux d'inoccupation, soit la part des logements disponibles pour location, s'établit désormais à 3,4% dans le Grand Montréal. Il faut remonter à 1998 pour retrouver un taux supérieur au seuil des 3%, considéré comme le point d'équilibre du marché.

Laval problématique

La crise du logement n'est toutefois pas terminée partout dans la région. Laval et la couronne nord continuent à afficher des taux d'inoccupation inférieurs à 3%. La situation est particulièrement aiguë dans le secteur Vimont/Auteuil, où à peine 0,9% des logements sont libres.

La hausse du taux d'inoccupation s'explique en grande partie par la reprise de la construction des logements locatifs dans la région. De plus, de nombreuses copropriétés construites mais ne trouvant pas d'acheteur ont été mises en location.

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) reconnaît que la crise du logement, qui persistait depuis la fin des années 90, s'est grandement résorbée. Le groupe souligne que les problèmes d'accès aux logements ne sont pas entièrement réglés. «Ce qui est le plus abondant, c'est de petits logements. Par contre, si tu regardes un logement pour une famille, il demeure une rareté de grands logements», souligne François Saillant, coordonnateur du FRAPRU.

Le taux d'inoccupation demeure en effet à 2,5% pour les logements de trois chambres et plus, soit sous la barre des 3%. Leur rareté est tout de même beaucoup moins importante qu'au plus fort de la crise, alors que le taux d'occupation de ces logements avait chuté à 0,4%, en 2001.

Les prix montent en flèche

Autre problème, dit le FRAPRU, le prix des logements a grimpé en flèche durant la crise du logement.

«L'autre problème, c'est le coût du logement. C'est beau d'avoir des logements disponibles, mais si tu n'as pas le revenu pour en louer...», souligne François Saillant.

Vérifications faites, le prix des loyers dans la région de Montréal a augmenté de 40% de 2001 à 2014.

Ce n'est pas la plus forte hausse au pays puisque le loyer moyen a explosé de 88% à Edmonton et 69% à Calgary. À 739$, le prix moyen du loyer à Montréal reste également le moins élevé parmi les grandes villes du pays.

Opération 1er juillet

Signe que la crise du logement s'est résorbée dans l'île, Montréal a observé une baisse marquée du nombre de familles recourant à ses services d'aide à l'approche du 1er juillet, journée où la majorité des baux arrivent à échéance.
AppelsMénages hébergés
2006196248
2007106629
200837022
200953631
20103366
201142710
20121261
20131313
20141261

Hausse des loyers dans les grandes villes canadiennes

Loyer moyen 2001Loyer moyen 2014Hausse 2001-2014
Edmonton654$1227$87,6 %
Calgary783$1322$68,8 %
Québec538$775$44,1 %
Vancouver919$1311$42,7 %
Montréal529$739$39,7 %
Ottawa914$1132$23,9 %
Toronto1027$1251$21,8 %
Source: Société canadienne d'hypothèque et de logement
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