STM: deux autres postes de direction se vident

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Bruno Bisson
La Presse

Les bouleversements internes se poursuivent, au sein de la haute direction de la Société de transport de Montréal (STM), qui, selon des sources bien informées, veut changer son image publique et changer de ton dans ses relations avec les autorités gouvernementales.

Après le départ forcé du directeur général Carl Desrosiers, qui a quitté la société en décembre après plus de 30 ans de service, un autre figure familière de la STM, la directrice principale Affaires publiques, Odile Paradis, va quitter son poste dès demain. Mme Paradis travaillait pour la STM depuis 1988.

Le départ de celle qui a été « pendant des années la voix de la STM auprès des médias, défendant sans relâche l'image de l'entreprise », a été annoncé aux employés dans une lettre interne, lundi. Le mémo indique que Mme Paradis « prendra sa retraite le 27 février prochain », soit demain.

La STM transforme aussi son organigramme. La Direction des Affaires corporatives et Développement durable, dirigée par André Porlier, est abolie. M. Porlier est nommé à un poste de « gestionnaire corporatif développement durable ».

De plus, poursuit le mémo, « les équipes du développement durable, des dossiers stratégiques et des affaires gouvernementales », qui relevaient de la direction de M. Porlier, « relèveront dorénavant de la Direction principale Planification stratégique et innovations », sous la supervision de la Direction Finances et Contrôle, « pilotée par Mme Linda Lebrun ».

Ce remaniement administratif pourrait marquer un changement majeur dans le ton des échanges de la STM avec l'hôtel de ville de Montréal, d'une part, et le gouvernement du Québec, d'autre part. Depuis des années, la STM conservait une distance polie avec la Ville, et avait adopté un ton revendicateur auprès de Québec.

Le message, porté justement par les équipes du développement durable, des dossiers stratégiques et des affaires gouvernementales, visait la création des sources de financement prévisibles et récurrentes - comme le péage routier ou les taxes sur l'essence, impopulaires auprès des élus actuels - et un meilleur financement de ses grands projets d'entretien et de développement.

Les sources de La Presse ont indiqué, hier, qu'on s'attend à ce que le président de la STM, Philippe Schnobb, adopte dans les prochains mois un ton beaucoup plus conciliant et coopératif vis-à-vis de Québec sur le plan budgétaire, en attendant que le gouvernement ne propose de nouvelles règles de gouvernance et de financement des transports en commun pour l'ensemble de la région métropolitaine.

À l'interne, le départ de Mme Paradis serait aussi attribuable à un changement souhaité par la haute direction de la STM sur le plan des communications publiques. On reprocherait au service actuel d'être « trop réactif », quand surviennent des crises ou que de mauvaises nouvelles frappent le métro et les services de bus. La direction de la STM souhaiterait davantage de « promotion positive » de la société.

Les appels de La Presse au service des relations de presse de la STM sont restés sans réponse, hier.

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