La STM cherche à réduire les longues files d'attente

Certains usagers de la STM ont dû patienter... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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Certains usagers de la STM ont dû patienter longuement hier pour renouveler leur titre de transport mensuel en raison de la forte affluence.

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La Société de transport de Montréal (STM) étudie la possibilité que ses titres mensuels ne débutent plus le 1er du mois pour tous, afin de mettre fin aux interminables files d'attente devant ses guichets.

Chaque début de mois, de longues files d'attente se forment dans les stations de métro alors que des milliers d'usagers cherchent à renouveler en même temps leur titre de transport. Hier matin, l'attente était particulièrement longue, notamment au métro Mont-Royal, où la queue s'étirait pratiquement jusqu'à l'extérieur. Certains usagers ont rapporté avoir dû attendre 25 minutes.

«Il y a de la frustration parce que des gens dépassent», s'est indignée Cindy Bertrand, rencontrée hier matin à la station de métro Mont-Royal. «Le métro Mont-Royal a des airs de Boxing Day», a commenté un autre usager sur les réseaux sociaux.

Plusieurs facteurs expliquent les files particulièrement longues d'hier, selon la STM. Le froid intense a incité certaines personnes à délaisser leur mode de transport habituel pour prendre le métro.

La STM a aussi découvert que l'une des mesures adoptées pour contrer les longues files s'avère inefficace quand le lundi est le 2e jour du mois. Le transporteur offre en effet une journée de grâce le 1er du mois, pendant laquelle les titres du mois précédent sont acceptés. «Quand la journée de grâce tombe la fin de semaine, c'est plus difficile. Et quand les lundis tombent un 2, c'est souvent pire», a dit Isabelle Tremblay, porte-parole de la STM.

En outre, la STM constate que plus de la moitié de ses usagers (55%) continuent à renouveler leur titre les 1er, 2e ou 3e jours du mois. «On met tout en place pour que les gens puissent acheter leur titre en amont, mais on ne peut pas les forcer à le faire», souligne Mme Tremblay.

«Titres glissants»

Parmi les solutions envisagées, la STM étudie les «titres glissants», c'est-à-dire ceux qui entrent en vigueur à la date d'achat. Ainsi, un usager qui achèterait un titre mensuel le 10e jour du mois pourrait renouveler celui-ci le 10 du mois suivant. Cet étalement de la date de renouvellement permettrait de réduire la pression sur les guichets.

Avant d'aller de l'avant, la STM veut toutefois s'assurer que ses appareils acceptent un tel changement. Elle veut aussi s'assurer que cela ne cause pas de problème auprès de la clientèle. «Il faudrait que le client se souvienne que c'est le 10, sa date, parce que s'il essayait de recharger avant, il ne pourrait pas. Imaginez si les gens ont de la misère au début du mois, ce serait un défi», indique Isabelle Tremblay.

La STM rappelle avoir déjà mis en place plusieurs mesures pour permettre à ses usagers d'éviter les files d'attente du début du mois. Ceux-ci peuvent notamment renouveler leur titre mensuel à partir du 20e jour du mois précédent. Mais seulement 35% des usagers se prévalent de cette option.

Il est aussi possible de renouveler son titre pour une durée pouvant aller jusqu'à trois mois auprès des changeurs. Les abonnés annuels bénéficient également d'un renouvellement automatique.

La STM souligne également que ses usagers ne sont pas obligés de se rendre dans l'une des 68 stations de métro. Elle dispose d'un réseau de 400 points de vente, principalement des dépanneurs et des pharmacies, où il est possible de renouveler son titre.

La STM compte également permettre sous peu à ses usagers de recharger leur carte OPUS à partir de leur ordinateur personnel. La date précise de l'entrée en vigueur n'est pas encore connue.

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