Le système OPUS coûtera 29 millions de plus à la STM

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Le système OPUS a été déployé à Montréal au coût de 169 millions.

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Bruno Bisson
La Presse

Sept ans après le déploiement du système électronique de vente et de perception OPUS, au coût de 169 millions, la Société de transport de Montréal (STM) devra y investir 29 millions supplémentaires d'ici 2019 afin de mettre à niveau ses appareils et logiciels et d'ajouter des équipements de perception dans certaines stations de métro.

Le conseil d'administration de la STM a entériné en décembre le financement de deux projets «d'entretien périodique et d'acquisitions» du système informatique de paiement des autobus et du métro étalés sur cinq ans.

Le premier projet, dont le coût est estimé à près de 24 millions, prévoit le remplacement de nombreuses composantes informatiques devenues désuètes après sept ans d'usage. Selon un document de la STM, «aucun composant des équipements de type «clients», comme les équipements de vente, n'a encore été remplacé depuis l'implantation initiale», en 2008.

«La désuétude logicielle de ces équipements est aujourd'hui un enjeu majeur, selon le document. Les postes, dotés de systèmes d'exploitation Windows XP, présentent des risques depuis la fin du support officiel de Microsoft, en avril 2014. De plus, il importe de savoir que les postes et leurs périphériques sont devenus trop vieux, leur durée de vie utile étant généralement de cinq ans pour ce type d'équipement.»

Pas de subvention du MTQ

Le projet devra être entièrement financé par la STM, parce qu'il ne satisfait pas aux exigences du ministère des Transports du Québec (MTQ), en matière de durée de vie utile, pour être admissible à une subvention, comme le sont la plupart des projets d'équipements en transport collectif. Le projet ajoutera 6,2 millions au service de la dette annuelle de la STM pendant cinq ans dès 2015.

Selon la porte-parole de la STM, Amélie Régis, ce renouvellement des équipements de perception est rendu nécessaire en raison «du cycle de vie assez court, qui va de trois à cinq ans, de la plupart des composantes logicielles des systèmes informatiques».

«Les cycles informatiques sont de courte durée et il faut donc régénérer les équipements de façon constante, a ajouté Mme Régis. La plupart des entreprises qui ont un parc informatique important ont ce qu'on appelle un PEPTI, un programme d'entretien périodique des technologies de l'information, qui sont habituellement renouvelables tous les cinq ans.»

En septembre dernier, la STM avait déjà signé un contrat de trois ans et de 18,8 millions avec la société Xerox Business Solutions (France) «pour l'acquisition de biens et services pour le système de vente et perception».

Cette entente a été conclue de gré à gré, sans appel d'offres, parce que Xerox est fournisseur exclusif de services sur le système OPUS, qui a été conçu et implanté par une autre entreprise rachetée, depuis, par Xerox.

Ce contrat, renouvelable à deux reprises pour des termes de deux ans, est distinct des projets de 29 millions entérinés en décembre par la STM, même si «certains éléments du programme font partie du contrat», a précisé Mme Régis.

Plus de DAT en stations

Le second projet lié au système d'OPUS consiste en l'acquisition de nouveaux équipements de perception auprès de Xerox, au coût de 5,1 millions. Ces équipements sont surtout destinés aux stations de métro et comprennent de nouveaux portillons, des bornes de lecture, des tourniquets, de même que des distributrices automatiques de titres (DAT), pour acheter et charger les titres de transport sur la carte OPUS.

Selon les documents de la STM, «les quantités d'équipements déployés et leur aménagement dans plusieurs stations de métro (lors de l'implantation initiale) ne permettent pas de livrer de la manière la plus efficiente les services billettiques requis, surtout en période de vente de titres mensuels et lors d'événements spéciaux».

La STM ne prévoit toutefois pas un déploiement généralisé de guichets DAT dans les stations. Des ajouts de DAT sont prévus prochainement dans les stations Mont-Royal et Laurier, «où des besoins ont été exprimés», a indiqué Mme Régis.

D'autres équipements seront ajoutés à la faveur de travaux majeurs de réaménagement ou de réfection, comme ceux prévus prochainement à la station Jean-Drapeau, dans l'île Sainte-Hélène.

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