Grabuge à l'hôtel de ville: 4 cadres du SPVM se font reprocher leur laxisme

Le 18 août dernier, une centaine de syndiqués... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le 18 août dernier, une centaine de syndiqués municipaux avaient bruyamment occupé l'hôtel de ville de Montréal pour protester contre le projet de réforme des régimes de retraite sans être inquiétés outre mesure par les forces de sécurité. Le maire Coderre avait alors prévenu que ces gestes ne resteraient pas impunis.

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Quatre cadres du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont reçu des avis disciplinaires pour laxisme allégué dans leur gestion de la manifestation des employés municipaux qui avaient envahi l'hôtel de ville de Montréal 
le 18 août.

Les quatre cadres en question peuvent maintenant soit plaider coupable aux infractions disciplinaires qui leur sont reprochées, soit se défendre devant un comité interne.

Selon nos sources, les personnes visées sont un inspecteur et trois commandants qui ont participé à la gestion de la manifestation houleuse. Jusqu'à présent, aucun policier de terrain n'a subi de mesures disciplinaires pour cet événement. Le SPVM refuse de dévoiler leur identité ou de commenter l'affaire.

Ce jour-là, une centaine de syndiqués municipaux avaient bruyamment occupé l'hôtel de ville pour protester contre le projet de réforme des régimes de retraite du gouvernement Couillard. Le maire Denis Coderre s'était alors enfermé dans son bureau, assiégé par des fonctionnaires mécontents qui craignent de voir leur pension amputée à la retraite.

Le maire Coderre avait prévenu qu'il y aurait des conséquences à ce qu'il avait qualifié de «saccage». Il avait dénoncé le fait que les policiers n'étaient pas intervenus plus tôt ou plus activement.

Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, avait alors affirmé à La Presse que les policiers en fonction avaient demandé à deux reprises la permission d'intervenir, mais qu'ils s'étaient butés à deux refus de la «haute direction». «Nos gens sur le terrain voulaient intervenir, mais ils n'ont jamais eu la possibilité de le faire. L'ordre n'est jamais venu», avait-il soutenu.

Le chef de police Marc Parent avait ensuite formé un groupe spécial d'enquêteurs chargé de monter la preuve criminelle contre les manifestants qui auraient dépassé les bornes: 57 personnes, surtout des pompiers, ont été accusées au criminel. Aucun policier n'était du nombre.

Mais le groupe spécial devait aussi évaluer si les policiers en fonction avaient fait preuve de laxisme. C'est ce groupe qui a identifié les quatre cadres en question comme les responsables des lacunes lors de l'intervention.

Le 2 octobre dernier, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Pierre Desrochers, a annoncé le congédiement de 6 pompiers et l'imposition de sanctions - qui vont d'une semaine à six mois de suspension sans solde - à 58 autres employés (soit 4 cols blancs, 7 cols bleus et 47 pompiers).

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