Dix ans plus tard, Applebaum paiera son permis de rénovation

Michael Applebaum... (Photo André Pichette, La Presse)

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Michael Applebaum

Photo André Pichette, La Presse

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Dix ans plus tard, Michael Applebaum paiera son dû à la Ville de Montréal pour les rénovations qu'il a effectuées sans permis sur un duplex de Villeray.

«Lundi ou mardi, au plus tard», le maire signera un chèque de 130$, même si ces travaux sans autorisation font l'objet d'une prescription, a-t-il annoncé en point de presse cet après-midi.

Le maire Applebaum a fait cette précision en réaction à la demande de démission de deux conseillers municipaux, notamment le maire de l'arrondissement de Saint-Laurent et ex-responsable du comité exécutif Alan De Sousa. «Je ne démissionnerai pas, c'était une erreur de bonne foi, a-t-il déclaré d'emblée. Je ne pense pas que M. De Sousa soit dans une bonne position pour demander ça. Il a été au comité exécutif pendant neuf ans, il est encore membre d'Union Montréal, il devrait lui-même rembourser les sommes reçues par son parti.»

Méfiance et paranoïa

Le maire de Montréal qui a succédé à Gérald Tremblay s'est retrouvé encore une fois dans la tourmente cette semaine, à la suite de révélations sur une transaction effectuée en décembre 2003 dans le quartier Villeray. Acheté 80 000$, il a revendu un duplex 144 500$ quatre mois plus tard après avoir effectué d'importantes rénovations sans permis.

Le point de presse du maire s'est tenu en marge de son discours devant le gratin du monde des affaires, à l'invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il a décrit avec enthousiasme la santé économique de la métropole, ses nombreux projets immobiliers et son rayonnement culturel. «Montréal n'est pas mort, il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas voir ce qui se passe.»

Il a cependant reconnu que Montréal traverse une période sombre au chapitre de la gouvernance, relevant le «climat de méfiance, de cynisme et de paranoïa qui frappe l'hôtel de ville».

Les révélations de la commission Charbonneau, qui montrent que «des loups sont entrés à l'hôtel de ville et en ont pris le contrôle, c'est comme le supplice de la goutte», estime-t-il.

«Prendre une bouffée d'air frais»

Lui qui a dû faire face à son lot de controverses depuis qu'il a remplacé Gérald Tremblay, en novembre dernier, a demandé l'indulgence des Montréalais.

«On pense que les suspects sont automatiquement coupables. Ça fait 20 ans que je suis en politique, je n'ai jamais vu ça. Même quand on va au restaurant, il faut faire attention si on ne veut pas voir sa photo avec quelqu'un de la mafia.»

Rétablir la confiance des citoyens «est notre gros défi», a-t-il convenu. «Je sais que les Montréalais sont tannés et écoeurés de ce qu'ils voient. C'est normal, moi aussi je le suis. Mais je les invite à regarder un peu la télévision et de prendre une grande bouffée d'air frais. Il faut continuer, aller de l'avant, et c'est possible.»

Il a cité en exemple l'administration de coalition qu'il a montée, avec les représentants de toutes les allégeances politiques à l'hôtel de ville. «Montréal fonctionne mieux quand tout le monde travaille ensemble. C'est fini de faire de la petite politique.»

L'ex-maire de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce l'a assuré de nouveau, il ne sera pas sur les rangs pour l'élection à la mairie de Montréal le 3 novembre prochain. «Il reste six mois et 22 jours, et ma femme doit même compter les heures», a-t-il lancé en boutade.

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