Objets sur la voie: le métro continuera de circuler

Avec la nouvelle règle qu'instaurera bientôt la STM,... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Avec la nouvelle règle qu'instaurera bientôt la STM, la plupart des objets échappés sur les voies ne seront recueillis que la nuit suivante, ce qui réduira les inconvénients causés à des milliers de clients par ces situations devenues quotidiennes.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Bruno Bisson
La Presse

Les usagers du métro qui laissent par mégarde tomber des objets sur les voies devront désormais attendre au moins une journée pour récupérer leurs biens au service à la clientèle de la STM. Le métro ne s'immobilisera plus pour les ballons, les cartes OPUS ou les téléphones cellulaires perdus.

Le directeur du métro, Dominique Lemay, a affirmé que la STM achève la rédaction d'une «procédure sécuritaire de récupération», qui sera mise en oeuvre cette année pour réduire les inconvénients causés à des milliers de clients par ces situations devenues quotidiennes.

«C'est un changement d'approche, dit-il, parce qu'il va falloir dire aux gens: "Non, on ne vous laissera pas descendre sur les voies, et on n'ira pas le chercher non plus. Continuez votre déplacement." Ça nous sort de notre zone de confort, à la STM. Ça va aussi sortir de leur zone deux ou trois personnes chaque jour qui s'attendent à ce qu'on aille chercher leur objet immédiatement.»

Il tombe de tout sur les voies du métro, tous les jours. «Des bottes, des chapeaux, des ballons, des cache-oreilles, des parapluies, des cartes OPUS. Le plus populaire, ce sont les téléphones cellulaires. Cette semaine, on a une lentille de lunette: une personne s'est penchée vers la voie, et le verre est tombé. En 2012, on a même eu un dentier», énumère M. Lemay.

Il est interdit (et dangereux) de descendre sur les voies. Les employés de la STM doivent appeler le centre de contrôle du réseau et faire couper l'alimentation électrique avant d'y récupérer un objet. Avec la nouvelle règle, la plupart des objets perdus ne seront recueillis que la nuit suivante.

«Les objets de valeur, comme les cellulaires, on va les ramasser après l'heure de pointe, explique Dominique Lemay. On aime mieux payer quelqu'un qui va rester sur le quai durant toute l'heure de pointe pour dissuader les gens d'aller les récupérer, et qui va descendre ensuite pour le faire en toute sécurité. Ça va coûter deux heures de salaire, mais ça va éviter de retarder 5000 personnes.»

Freins d'urgence

La STM espère aussi réduire de moitié le nombre d'arrêts de service provoqués par l'utilisation du frein d'urgence dans les voitures. L'usage de ce levier entraîne chaque année une centaine d'arrêts de service.

Selon M. Lemay, «l'usage du frein d'urgence est souvent justifié, mais on veut que les gens l'utilisent pour la sécurité seulement».

L'été prochain, le levier du frein sera protégé par un boîtier en plastique transparent. L'avis imprimé sur le boîtier soulignera de façon plus claire que le frein ne doit être utilisé qu'en cas d'urgence.

Dans les voitures, une signalisation très «voyante» indiquera aussi aux usagers où se trouve l'interphone pour communiquer avec l'opérateur du train.

«L'idée du boîtier n'est pas d'empêcher les gens d'utiliser le frein d'urgence, mais de les amener à réfléchir deux fois avant de l'actionner, explique M. Lemay. Le boîtier n'est pas difficile à ouvrir, et il suffit d'une pression de 8 lb environ pour rompre l'attache du levier.»

Lors de tests réalisés l'an dernier, cette initiative a permis de réduire de 44% les arrêts causés par l'usage intempestif du frein d'urgence par rapport aux années antérieures, et pour les mêmes périodes d'exploitation.

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