Pauline Marois suggère une pause à Gérald Tremblay

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Pauline Marois lors de son discours inaugural à l'Assemblée nationale, mercredi après-midi.

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Denis Lessard
Denis Lessard
La Presse

(Québec) Mis sur la sellette par la commission Charbonneau, le maire Gérald Tremblay devrait «réfléchir à la possibilité de prendre un temps d'arrêt», a soutenu hier Pauline Marois, qui lance aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, le «grand nettoyage de fond en comble» qu'elle avait promis pour l'attribution des contrats publics.

Le gouvernement dépose aujourd'hui son projet de loi 1 sur l'attribution des contrats par le gouvernement et par les municipalités. Désormais, les entreprises «qui voudront obtenir des contrats du gouvernement, des villes ou des organismes publics devront faire preuve de probité et d'intégrité. Avec cette loi, il n'y aura plus d'échappatoire», a soutenu

Mme Marois dans son message inaugural, lu hier à l'Assemblée nationale.

Rapidement, Québec compte aussi déposer un projet de loi qui «permettra de faire en sorte que les élus municipaux mis en cause par la justice dans des affaires criminelles en lien avec leur charge soient relevés de leur fonction».

Avec les révélations quotidiennes de la commission Charbonneau, l'administration de Gérald Tremblay se trouve au banc des accusés. Mme Marois estime que Gérald Tremblay «devrait réfléchir à la possibilité de prendre un temps d'arrêt». «C'est ce que j'aurai éventuellement la possibilité de lui dire», a-t-elle soutenu en entrevue à Radio-Canada. Selon elle, de telles allégations font en sorte qu'un maire «perd la capacité d'exercer son autorité».

«En droit d'être scandalisés»

Mme Marois compte «parler assez rapidement au maire Tremblay. Il a besoin de faire une réflexion en profondeur, d'expliquer, de donner des explications par rapport à ce qu'on a entendu en commission». Les citoyens sont à bon droit scandalisés par ce qu'ils ont appris. «C'est très inquiétant. Est-ce qu'il [Gérald Tremblay] s'est fermé les yeux ou pas, sa crédibilité est beaucoup minée à l'heure actuelle», a-t-elle renchéri.

Pour l'heure, toutefois, aucune accusation ne vise le maire, et «on est dans une société de droit, pas une dictature». «À part d'entendre des allégations, moi, je ne peux agir là-dessus», a soutenu Mme Marois.

Hier, dans son message inaugural, elle a clairement misé gros sur son plan de lutte contre la corruption, susceptible, selon elle de rallier ses adversaires politiques. «Faisons en sorte que notre indignation collective se transforme en action», a-t-elle dit. Vingt-cinq ans après la mort de René Lévesque, le gouvernement déposera son premier projet de loi, qui forcera les entreprises qui désirent obtenir des contrats publics à «faire preuve de probité et d'intégrité». Le premier projet de loi de l'administration Lévesque touchait aussi les questions d'intégrité, le financement des partis politiques.

Elle espère faire adopter le projet avant l'ajournement pour les Fêtes, le 7 décembre.

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