Recensement: la solitude gagne du terrain à Montréal

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Les unions libres ont légèrement augmenté (13,8%), mais cette progression n'a pas comblé l'écart, si bien que le nombre de Montréalais en couple a reculé à 47,4%.

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Moins d'un Montréalais sur deux (47,4%) vit en couple, selon les données du recensement 2011 - beaucoup moins qu'ailleurs au Québec et dans le reste du Canada.

Les données du dernier recensement divulguées par Statistique Canada permettent de constater que le célibat a progressé à Montréal depuis 2006. La métropole québécoise dispute à Vancouver le titre de la ville comptant le plus de célibataires, c'est-à-dire de personnes qui n'ont jamais été mariées et qui ne formaient pas un couple au moment du recensement. Le nombre de célibataires a ainsi grimpé de 4 points pour s'établir à 36,5% en 2011. La moyenne canadienne est de 28%.

Si Vancouver compte autant de célibataires que Montréal, on y dénombre légèrement moins de personnes divorcées et veuves. Lorsqu'on les ajoute au calcul, Montréal décroche la palme canadienne des âmes seules.

Près d'un Montréalais sur cinq (18,7%) vit seul dans son logement. C'est le taux de personnes seules le plus élevé au Canada. Ailleurs au pays, seulement 1 personne sur 10 ne partage pas sa maison ou son appartement avec au moins une autre personne.

Le mariage a continué son recul à Montréal, où seulement une personne sur trois (33,7%) est officiellement mariée. Les unions libres ont légèrement augmenté (13,8%), mais cette progression n'a pas comblé l'écart, si bien que le nombre de Montréalais en couple a reculé à 47,4%.

Les couples adoptent le 450

Le nombre de Montréalais célibataires pourrait s'expliquer par l'exode des familles vers le 450. Dans les banlieues nord et sud de Montréal, tout près de 60% des gens vivent en couple, soit légèrement plus que la moyenne canadienne. La majorité d'entre eux sont mariés, mais le tiers a opté pour l'union libre.

On constate d'ailleurs un fossé entre le Québec et le reste du Canada sur la question du mariage: les Québécois forment nettement plus souvent des unions libres. Ainsi, 35,4% des adultes québécois sont mariés, comparativement à 49,9% dans le reste du Canada. Au Québec, 19,4% des gens vivent en union libre contre seulement 7,6% ailleurs au pays.

Il reste que la popularité du mariage s'effrite également dans le reste du Canada. Pour la première fois en 2011, moins d'un Canadien sur deux porte une alliance au doigt.

Le recensement permet de briser certains mythes. Pour la première fois, Statistique Canada a ainsi recueilli des données sur le nombre de couples avec enfants issus d'une séparation. On constate que le Canada compte 464 335 familles recomposées, soit trois fois moins que le nombre de familles monoparentales. À l'inverse, on dénombre 3,2 millions de familles dites intactes.

Signe réconfortant, si le nombre de familles monoparentales demeure élevé à Montréal (21,6%), il a légèrement diminué depuis cinq ans. La moyenne canadienne demeure néanmoins beaucoup plus faible, à 16,3%. Montréal n'est pas seul à compter autant de familles monoparentales, Toronto ayant connu une forte augmentation depuis 2006.




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