«Incongru», «non achevé», «peu d'intérêt»...

Le projet du Quadrilatère Saint-Laurent est encore loin de faire l'unanimité. (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Photo: Martin Chamberland, La Presse

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Le projet du Quadrilatère Saint-Laurent est encore loin de faire l'unanimité.

C'est du moins ce qui est ressorti des premières séances «d'audition des opinions» sur le Quadrilatère Saint-Laurent, présentées hier devant l'Office de consultation publique de Montréal

Si tout le monde s'entend sur la nécessité de revitaliser l'ancien Red Light, cela ne doit pas se faire à n'importe quel prix, affirment les citoyens et les organismes qui ont fait valoir leur point de vue.

 

Rappelons que la Société de développement Angus (SDA) souhaite construire un immeuble à bureaux de 12 étages et 300 000 pieds carrés dans le même îlot que le Monument-National, à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine. Il est prévu que ce bâtiment abritera des bureaux d'Hydro-Québec, alors que le rez-de-chaussée sera consacré aux commerces de type «équitable».

À la Corporation de développement urbain (CDU) du Faubourg Saint-Laurent, on se dit globalement en faveur du projet, puisqu'il transformera ce qui est actuellement une «zone de transition plus ou moins invitante».

Architecte et professeure à l'Université de Montréal, Anne Cormier juge pour sa part que cette «composition de peu d'intérêt» (le bâtiment) contribuera à banaliser un «quartier à forte charge culturelle». Qualifiant la chose «d'incongrue», son collègue Jacques Lachapelle s'est fait encore plus radical. Il s'étonne que le boulevard Saint-Laurent, axe hautement significatif de l'histoire montréalaise, soit livré ainsi en pâture aux promoteurs, sans vision à long terme de la part de la Ville. «Loin de défendre et de préserver le génie du lieu, ce projet va lui mettre du plomb dans l'aile» a dit M. Lachapelle, en dénonçant le compromis du façadisme (détruire les vieilles bâtisses, ne garder que les façades) proposé par la SDA. «Est-ce qu'on peut avoir des règles claires sur ce qui a de la valeur ou non? a fait valoir M. Lachapelle. Il semble que notre plan d'urbanisme soit constamment négociable. Cette absence de clarté nous condamne d'avance à de mauvais projets d'architecture.»

À l'autre bout du spectre, la directrice du TNM Lorraine Pintal qui, soit dit en passant, est la compagne du promoteur Christian Yaccarini, de la SDA, a livré un plaidoyer passionné en faveur du Quadrilatère, parlant d'un projet «ambitieux», «novateur» et «stimulant», pour un quartier devenu «dangereux» et «peu fréquentable».

D'autres séances d'opinions sur le 2-22 et le Quadrilatère Saint-Laurent auront lieu demain.

 

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