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Des peines de 6 à 11 ans pour quatre braqueurs de camions blindés

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Les quatre condamnés devront également fournir un échantillon d'ADN et il leur est interdit de posséder des armes, pour dix ans ou à vie.

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Quatre vieux routiers braqueurs de camions blindés, qui ont volé plus de 1,5 millions en cinq ans sur l'île de Montréal lors de vols au cours desquels ils ont séquestré des employés et des gardiens de sécurité, et même échangé des coups de feu avec ces derniers, ont été condamnés à des sentences de six à 11 ans de pénitencier, ce matin, au palais de justice de Montréal.

Les quatre braqueurs, Serge Fournier, 66 ans, Paul Thomas Bryntwick, 66 ans, Walter Butt, 57 ans et David Stachula, 49 ans, ont été arrêtés en décembre 2015 par les enquêteurs des Crimes majeurs du SPVM. En mars dernier, ils ont plaidé coupable à des chefs de complot, vol qualifié en utilisant une arme à feu, séquestration et possession d'armes à feu.

Ce matin, le juge André Vincent de la Cour Supérieure a entériné des ententes conclues entre la Poursuite et la Défense et a condamné respectivement Fournier à une sentence de six ans, Bryntwick à huit ans, Butt à 11 ans et Stachula à 10 ans. Mais en soustrayant la période de détention préventive de 49 mois -calculée en temps et demi-, il reste à Fournier 23 mois à purger, 47 mois pour Bryntwick, 83 mois pour Butt et 71 mois pour Stachula.

Lors des observations sur la peine, deux victimes des quatre braqueurs, le concierge d'une banque et un agent de sécurité de la compagnie Garda, ont témoigné des impacts que ces crimes ont eus sur leur vie.

« Deux individus sont arrivés dans mon dos et j'ai senti deux armes sur ma tête. Je ne dormais plus, j'ai eu de l'aide psychologique durant un an et j'ai pris des médicaments durant deux ans. Une psychologue m'a dit que j'aurais des dommages permanents. J'ai perdu six contrats et 50 % de mes revenus », a raconté le concierge.

« J'ai arrêté de travailler durant huit mois chez Garda et un an chez les pompiers. J'avais des sautes d'humeur avec ma famille. J'étais hyperactif et avais de la difficulté à dormir. Je fais encore de l'hypervigilance, c'est-à-dire que j'accepte mal d'avoir des personnes dans mon dos. Toute cette affaire a retardé de trois ans une promotion que je viens d'obtenir chez les pompiers », a pour sa part raconté Yannick Gagnon, dont les poignets ont été attachés avec une sangle de plastique et qui a été séquestré lors d'un vol.

Les quatre condamnés devront également fournir un échantillon d'ADN et il leur est interdit de posséder des armes, pour dix ans ou à vie.




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