Lac-Mégantic: début du procès de trois ex-employés de la MMA

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Le jury de 14 membres a commencé à entendre la preuve contre le conducteur de locomotive Thomas Harding (à droite), le contrôleur ferroviaire Richard Labrie (à gauche) et le directeur des activités de la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA) au Québec, Jean Demaître (au centre).

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Giuseppe Valiante
La Presse Canadienne
Sherbrooke

Le conducteur de locomotive Thomas Harding sait qu'il est en partie responsable du déraillement de train meurtrier survenu en juillet 2013 à Lac-Mégantic, mais il respectait les procédures et la tragédie découle d'une politique d'entreprise défaillante, a affirmé son avocat, lundi, au premier jour du procès.

L'avocat Thomas Walsh a soutenu devant les journalistes que la conscience de son rôle dans la tragédie «pèse beaucoup plus lourdement sur les épaules de son client que le procès».

Me Walsh a affirmé que la cause revient à déterminer si la tragédie découle d'une «erreur humaine ou d'une négligence criminelle». Me Walsh a affirmé que M. Harding témoignera «probablement» pour sa défense.

Le procès criminel de M. Harding et de deux autres anciens employés d'une entreprise ferroviaire accusés à la suite du déraillement s'est ouvert, lundi, à Sherbrooke.

Chacun des trois hommes est accusé de négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes. Ils ont tous plaidé non coupable, lundi, devant le juge Gaétan Dumas, de la Cour supérieure.

Le jury de 14 membres a commencé à entendre la preuve contre M. Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie et le directeur des activités de la Montreal, Maine & Atlantic Railway (MMA) au Québec, Jean Demaître.

Dans sa déclaration préliminaire, la Couronne a affirmé que la négligence des trois anciens employés avait causé la mort de 47 personnes et que sans cette négligence, il n'y aurait pas eu de victimes à Lac-Mégantic.

Le train transportant du pétrole, qui pesait plus de 10 000 tonnes, n'était pas adéquatement sécurisé le soir du 5 juillet 2013 et se trouvait donc en haut d'une pente de manière précaire, a déclaré la procureure Véronique Beauchamp à la cour.

Les trois accusés étaient responsables de s'assurer que le convoi ferroviaire était sécuritaire, a dit Me Beauchamp.

«Les preuves qui seront présentées prouveront hors de tout doute raisonnable que les trois (accusés) ont fait preuve de négligence criminelle qui a contribué à la mort des 47 victimes», a-t-elle ajouté.

Selon la Couronne, Jean Demaître avait été mis au courant des problèmes mécaniques du train avant le déraillement.

Des vidéos et des enregistrements sonores de conversations entre les employés de l'entreprise ferroviaire le soir du déraillement seront présentés aux jurés, a précisé Me Beauchamp.

Premier témoin au procès, le policier à la retraite de la Sûreté du Québec Steven Montembeault a montré au jury des images prises des airs environ 15 heures après le déraillement.

Après M. Montembeault, Jacques Lafrance, également de la SQ, a commencé à montrer aux jurés des photos qu'il a prises sur les lieux du drame.

Au total, 47 personnes sont mortes et une partie du centre-ville Lac-Mégantic a été détruite lorsque des wagons remplis de pétrole brut ont déraillé et pris feu en pleine nuit.

La Couronne a annoncé son intention d'appeler à la barre 24 témoins civils et 11 policiers, en plus d'un témoin expert. Le procès devrait se poursuivre jusqu'en décembre.




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