Tentative de meurtre d'une enfant: l'accusé met la faute sur deux inconnus

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Un homme de 44 ans, d'origine sri-lankaise, est jugé sous des accusations de tentative de meurtre et agression sexuelle sur la fille de sa conjointe, âgée de 11 ans au moment des faits.

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Ravi jure que ce n'est pas lui qui a agressé sexuellement la fille de sa conjointe, pour ensuite l'étrangler avec sa corde à danser et la laisser pour morte dans une ruelle de Montréal. L'homme rejette la faute sur «deux Noirs» qui, jure-t-il, s'en sont pris violemment à lui ce fameux soir de mai 2013.

Vêtement que portait la petite fille le soir... (Photo fournie) - image 1.0

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Vêtement que portait la petite fille le soir du 26 mai 2013.

Photo fournie

C'est ce que Ravi, (nom fictif pour protéger l'identité de la victime), a raconté, vendredi, dans le cadre de son procès. L'homme de 44 ans, d'origine sri-lankaise, est jugé sous des accusations de tentative de meurtre et agression sexuelle. L'enfant, qui avait 11 ans au moment des faits, a survécu. Quand elle est revenue à elle, dans la ruelle, elle avait une corde à danser autour du cou, elle saignait du nez et des mains, et son soutien-gorge ensanglanté était déchiré. L'enfant a réussi à se rendre chez une amie pour demander du secours. La petite a affirmé qu'elle connaissait son agresseur : il s'agissait de Ravi, l'homme qu'elle considérait comme son oncle. Ravi demeurait pour ainsi dire avec l'enfant et la mère de cette dernière.

Je l'aimais comme ma fille 

Vendredi, Ravi s'est défendu en disant qu'il aimait l'enfant comme sa fille. Il a sangloté à certaines parties de son témoignage. Il a indiqué qu'il avait connu Madame (mère de la victime) en 2008, alors qu'elle travaillait dans une buanderie. Leur amitié s'est transformée en amour au fil du temps.  En 2013, ils vivaient comme mari et femme, assure-t-il, sauf qu'il avait sa propre chambre, à part, à côté de l'appartement de Madame et sa fille. Il s'occupait de la petite quand Madame allait travailler.

En mai 2013, la petite est devenue pubère, ce qui donne lieu à deux fêtes dans leur culture, a expliqué Ravi. Le 26 mai, quand Madame est partie au travail, Ravi est resté seul avec l'enfant. Il lui a fait essayer un collier qu'il prévoyait lui offrir pour fêter sa puberté. Il a ensuite raconté qu'il avait permis à l'enfant d'aller jouer dehors, mais qu'il l'avait rappelée en voyant qu'elle marchait derrière deux Noirs sur le trottoir.

Plus tard, l'enfant est sortie de nouveau et est revenue les cheveux en bataille, «avec des noeuds.» Ravi est sorti à son tour pour aller chercher quelque chose au dépanneur, mais le magasin était fermé. Il a pris une marche et en revenant vers la maison, il dit avoir vu les deux Noirs, qui venaient vers lui. Ils lui ont sauté dessus, l'ont griffé au visage, au torse et aux mains, dit-il. Il estime qu'ils devaient avoir de 14 à 15 ans, et affirme avoir vu la poignée de la corde à danser dans la main de l'un d'eux.

Ravi soutient qu'il a ensuite couru vers l'appartement, mais la petite n'y était plus. Il est retourné vers le magasin, et a vu la corde à danser par terre. Il est allé dans la ruelle, a glissé et est tombé dans les trous d'eau, ce qui explique que ses vêtements étaient trempés. Ravi poursuit son témoignage cet après-midi, devant la juge Silvie Kovacevich. Il est défendu par Me Sharon Sandiford, alors que Me Nadine Haviernick occupe pour la Couronne.

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