Walid Mustapha Chalhoub: l'adolescente se sentait liée par le «contrat»

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Maude s'était rendue avec une amie chez Walid un soir d'août 2013, parce qu'on lui avait fait miroiter la perspective de faire beaucoup d'argent. Mais voilà que cette nuit-là, c'est elle qui, à 17 ans, a contracté une dette de 3800 $ à Walid, pour « bris de contrat »

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« Il m'a dit que si je faisais quelque chose [de sexuel] avec lui, il allait payer les 3800 $ pour moi », a raconté Maude (nom fictif), hier, alors qu'elle témoignait au procès de Walid Mustapha Chalhoub, à Montréal. L'homme de 33 ans est accusé d'avoir agressé sexuellement et escroqué une dizaine de jeunes filles, des mineures pour la plupart, entre juin 2011 et novembre 2013. Le résidant d'Ahuntsic aurait notamment fait signer de nébuleux « contrats » à certaines. Si elles voulaient rompre leur contrat, il fallait payer. En argent ou en nature. C'est ce que Walid a proposé à Maude, cette fameuse nuit d'août. Walid prétendait devoir faire rapport à son « boss », dans la mafia.

La jeune fille assure qu'elle n'avait pas du tout envie d'avoir une relation sexuelle avec Walid.

« Je lui ai demandé s'il pouvait payer pour moi, disant que je le rembourserais après. Il ne voulait pas. Je n'avais pas le choix de faire quelque chose avec lui. J'avais peur. Il disait qu'il était dans la mafia, qu'il avait tué des gens, qu'il pouvait brûler ma maison. Il me disait de penser à ma famille », a raconté Maude.

La jeune fille a raconté qu'elle s'est soumise à la relation sexuelle en pleurant, et en tenant la main de son amie. « On n'arrêtait pas de pleurer, toutes les deux », a relaté Maude.

« Quand ça a été fini, Walid a appelé son patron. Après, il nous a payé le taxi pour qu'on rentre à la maison. Quelques jours plus tard, il m'a rappelée pour me dire de passer chez lui pour aller chercher mon dossier [du contrat], qui était sur une clé USB. Je suis allée, je n'osais pas le regarder dans les yeux. En sortant, j'ai jeté la clé USB dans une poubelle. »

Le procès qui se déroule devant le juge Serge Boisvert se poursuit aujourd'hui avec le témoignage d'une autre jeune fille. L'accusé est détenu depuis son arrestation, en novembre 2013.

Entendu au procès

Pour gagner de l'argent, Maude pensait qu'elle allait poser pour des films de « peinture corporelle » qui seraient envoyés hors du pays.

« Walid disait qu'il avait des armes chez lui et qu'il avait tué deux personnes qui avaient essayé d'entrer chez lui. » - Maude

« L'accusé a profité de la vulnérabilité et de la naïveté des victimes. » - Rachelle Pitre, procureure de la Couronne, dans son résumé de la cause au juge, au début du procès

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