Procès Oland: le sang aurait éclaboussé le tueur

Dennis Oland, accompagné de sa mère Constance, à... (Photo Andrew Vaughan, La Presse canadienne)

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Dennis Oland, accompagné de sa mère Constance, à son arrivée au début du procès pour le meurtre de son père Richard, la semaine dernière.

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La Presse Canadienne
SAINT-JEAN, Nouveau-Brunswick

L'assassin de l'homme d'affaires bien connu dans les Maritimes Richard Oland aurait été éclaboussé de sang, a affirmé un policier, lundi au procès qui se tient à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Le constable Duane Squires de la police de Saint-Jean, qui témoignait lundi, a été affecté, à 8 h 52, le 7 juillet 2011 au matin, au 52, rue Canterbury. Une fois sur place, il a reconnu une odeur distinctive qui lui était familière, celle des corps en décomposition.

Le fils de Richard Oland, Dennis, âgé de 46 ans, a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité.

Le juge John Walsh de la Cour du Banc de la Reine a averti le public et le jury que les photos du bureau seraient troublantes. On y voyait M. Oland, face contre le plancher, la tête et le haut du corps dans une mare de sang.

Les membres de la famille Oland n'ont pas quitté la salle, mais certains d'entre eux ont détourné le regard lorsque les images les plus sanglantes ont été projetées.

L'agent Squires a dit avoir vu beaucoup d'éclaboussures de sang dans la pièce et qu'un autre policier, un cadet et lui ont quitté après environ une minute, sans avoir modifié quoi que ce soit à la scène.

En contre-interrogatoire, M. Squires a répondu à l'avocat de la défense Alan Gold qu'il était clair que M. Oland saignait de la tête.

«Vous vous attendriez à ce que quiconque aurait fait cela ait du sang sur lui», a suggéré Me Gold.

«Oui», a répondu M. Squires.

Plus tôt lundi, un homme parmi les premiers à arriver après la découverte du corps a témoigné qu'une des premières choses qu'il avait remarquées était «l'odeur nauséabonde». Preston Chiasson se trouvait dans le local sous le bureau de M. Oland lorsque sa secrétaire est venue chercher de l'aide.

Selon le procureur de la Couronne, J.P. Veniot, la victime a été tuée de manière violente après une quarantaine de coups à la tête et au cou.

La famille Oland est l'une des familles d'affaires les plus importantes dans les Maritimes, à la tête de la brasserie indépendante Moosehead, bien que Richard Oland ait quitté la compagnie en 1981.

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