Un ado accusé de terrorisme pourrait écoper d'une peine pour adulte

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S'il est trouvé coupable, l'adolescent montréalais de 15 ans qui est devenu en décembre le premier Canadien accusé d'avoir tenté de quitter le pays pour participer à une activité terroriste en vertu de la nouvelle Loi sur la lutte contre le terrorisme pourrait écoper d'une peine pour adulte.

Lors du passage du jeune homme au tribunal de la jeunesse, ce matin, la procureure de la couronne fédérale a annoncé au juge qu'elle «considérait faire une demande» à la cour pour que l'accusé, que la loi nous interdit d'identifier parce qu'il est mineur, soit assujetti  à une peine pour adultes.

Rappelons que le garçon est détenu dans un centre jeunesse depuis qu'il a été arrêté au mois d'octobre après avoir volé 2000 $ dans un dépanneur de l'Ouest-de-l'Île armé d'un couteau et le visage couvert d'un foulard.

Inquiet de son comportement de plus en plus radical, c'est son père qui l'avait dénoncé. La police lui a mis la main au collet alors qu'il était à l'école, dans un prestigieux collège privé de Montréal.

Les autorités croient que le garçon voulait utiliser le fruit de son larcin pour financer son voyage vers le djihad.

Il a été accusé le 4 décembre d'avoir tenté de quitter le Canada dans le but de participer à une activité d'un groupe terroriste (article 83.181) et d'avoir commis un crime au profit d'un groupe terroriste (article 83.2). Il avait alors plaidé non coupable.

S'il est jugé comme un adulte, il risque des peines respectives de 10 ans de prison et de la prison à vie. La loi sur la jeunesse prévoit plutôt des peines de quelques années.

Selon nos informations, le jeune maghrébin d'origine a raconté lors d'un interrogatoire de police que l'argent dérobé devait lui servir à s'acheter un billet d'avion vers un pays soumis à la loi islamique.

Il avait refusé de préciser lequel.

L'adolescent disait vivre dans le péché parce qu'il ne réside pas dans un pays musulman. Il aurait décrit aux policiers le Canada comme un pays d'infidèles. S'estimant en guerre, le garçon considérait qu'il avait des raisons légitimes de s'emparer du « butin » de ses ennemis. Les enquêteurs ont aussi établi qu'il entretenait des liens sur le réseau Facebook avec Martin Couture-Rouleau, auteur d'un attentat contre des militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Une date de procès doit être fixée bientôt.

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