Agressions à l'Université Laval: deux étudiants arrêtés

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La police de Québec avait installé un poste de commande à l'Université Laval afin de récolter des informations, le 19 octobre.

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La Presse Canadienne
QUÉBEC

Les deux individus arrêtés relativement aux plaintes d'intrusions par effraction dans les résidences de l'Université Laval étaient des étudiants de l'établissement, a confirmé le vice-recteur exécutif, Éric Bauce.

La police de Québec a annoncé par voie de communiqué, samedi matin, qu'elle avait arrêté deux individus soupçonnés d'avoir perpétré des intrusions par effraction et des agressions sexuelles dans le pavillon Parent de l'université, le 15 octobre. La police a reçu au total 15 plaintes d'intrusion par effraction et quatre femmes rapportent avoir été agressées sexuellement.

L'un des suspects a été libéré après avoir été interrogé, sous promesse de comparaître.

L'autre individu, Thierno-Ourny Barry, âgé de 19 ans, a comparu par visioconférence, samedi, et il fait face à des chefs d'introduction par effraction, a précisé Marie-Ève Painchaud, porte-parole du Service de police de Québec. Le jeune homme pourrait faire face à d'autres accusations liées aux plaintes d'agressions sexuelles.

Les deux individus se connaissaient, a indiqué Mario Vézina, responsable de l'unité des crimes majeurs du SPVQ. Il n'a pas pu préciser s'ils étaient de simples connaissances ou des amis. Le capitaine Vézina n'a pas pu révéler les possibles motifs des deux hommes puisque cela fait partie de l'enquête.

Il s'agit des deux seuls suspects dans cette affaire, a indiqué Mme Painchaud.

En conférence de presse, samedi matin, Éric Bauce a indiqué que les deux individus «avaient été exclus (de l'université) jusqu'à la fin des procédures judiciaires». L'un des suspects était un résidant du pavillon Parent.

Le vice-recteur a ajouté que toutes les mesures de sécurité additionnelles imposées après les incidents seront maintenues pour l'instant.

Alors que la direction de l'université avait tardé à réagir au départ, cette fois-ci, elle a tenu une conférence de presse à 10 h, environ deux heures après la diffusion du communiqué de la police.

Dans une brève allocution, le recteur Denis Brière a affirmé que «ces arrestations ne signifiaient en rien la fin de cette histoire».

«Nous assistons au début d'un mouvement plus large où de nombreux acteurs de la société se sont mobilisés dans les derniers jours pour faire cesser une fois pour toutes les violences sexuelles», a-t-il soutenu.

M. Brière a tenu à souligner «l'immense courage» des victimes qui ont décidé de porter plainte.

Les policiers ont d'ailleurs encouragé d'autres personnes qui pourraient avoir été victimes à dénoncer. «Même si l'enquête est pratiquement terminée, ça n'empêche pas que (d'autres personnes) puissent s'exprimer si elles n'ont pas été capables de le faire jusqu'à maintenant», a affirmé Mme Painchaud.

L'Université Laval, qui a été très critiquée pour sa gestion de la crise, retiendra des leçons de cet événement, a indiqué Éric Bauce. «Il y a toujours des leçons à tirer de ce genre d'exercice (...) On n'avait pas de protocole pour des agressions sexuelles en série dans les résidences. On va travailler là-dessus», a-t-il assuré.

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