Les policiers invitent les joueurs de Pokémon Go à la prudence

Un mordu du jeu Pokemon Go s'amuse sur... (AP, Richard Vogel)

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Un mordu du jeu Pokemon Go s'amuse sur son téléphone.

AP, Richard Vogel

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Diana Mehta, Peter Cameron
La Presse Canadienne
TORONTO

Les autorités à travers le Canada préviennent les joueurs de Pokémon Go des risques associés à de telles applications de réalité augmentée, tandis que le jeu de l'heure cause bien des ennuis un peu partout dans le monde.

L'application mobile Pokémon Go exige des joueurs qu'ils cherchent de petites créatures virtuelles dans leur environnement réel. Ces Pokémons, popularisés dans un dessin animé à la fin des années 1990, peuvent être attrapés lorsqu'ils apparaissent à l'écran des téléphones intelligents dans différents lieux, à différents moments dans la journée.

Officiellement, le jeu n'a été lancé qu'aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande depuis la semaine dernière, mais il est rapidement devenu un phénomène mondial, faisant les manchettes à travers la planète. Un grand nombre de Canadiens ont d'ailleurs trouvé une façon de contourner les règles pour installer l'application.

Dans la ville de Québec, deux agents de police auraient subi des blessures mineures lorsqu'une voiture qu'ils voulaient intercepter s'est mise à reculer, entrant en collision avec leur véhicule de patrouille dans un stationnement.

La sergente Nancy Roussel raconte que le chauffeur s'est dit désolé, admettant qu'il jouait à Pokémon Go. La sergente de Québec invite les joueurs à toujours être conscients de leur environnement, qu'ils soient en voiture, à vélo ou à pied.

Chaque fois que l'application Pokémon Go est lancée, un avertissement de son concepteur, Niantic, apparaît, invitant les joueurs à la prudence. Les utilisateurs doivent aussi s'engager à ne pas pénétrer sur un terrain privé sans autorisation. Niantic publie également un avis de non-responsabilité en cas de blessure, de dommage matériel ou même de décès qui pourraient survenir lors de l'utilisation de son application mobile.

Les autorités un peu partout au Canada ont publié des avertissements sur Twitter avec le mot-clic DontCatchAndDrive pour proscrire la chasse aux Pokémons au volant. Les services de police d'Edmonton et de Winnipeg, la Gendarmerie royale du Canada au Manitoba ainsi que CAA-Québec ont tous relayé de tels gazouillis. Les policiers de Vancouver ont même rédigé un guide de précautions à prendre dans la quête des créatures virtuelles.

«Dans votre chasse frénétique au Oddish, au Pikachu ou au Petilil, n'oubliez pas de garder un oeil sur le quai, et les pieds loin de la voie!», a écrit la Société de transport de Montréal sur Facebook, publiant une saisie d'écran où l'on aperçoit le Pokémon nommé Oddish à côté d'une voiture de métro.

Malgré toutes ces mises en garde, des joueurs saisis de la fièvre Pokémon Go se sont aventurés sur des terrains privés, des entrées de garage et des cimetières. Aux États-Unis, certains se sont même introduits dans une zone interdite de stationnement de police à la recherche des monstres animés.

En Utah, un adolescent âgé de 17 ans a reçu une contravention pour intrusion qui pourrait lui coûter jusqu'à 200 $ après qu'il eut recherché des Pokémons dans un silo à grain abandonné avec quelques amis.

Du côté de la Pennsylvanie, une femme a déclaré à une station de télévision locale que sa fille de 15 ans avait été heurtée par une automobile alors qu'elle jouait à Pokemon Go sur son téléphone intelligent. L'adolescente souffrirait de blessures à la clavicule et à un pied.

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