Vol de 5 millions d'abeilles et 180 ruches chez Miel Labonté

Un vol surprenant s'est produit près de Victoriaville plus tôt cette semaine :... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Presse Canadienne

Un vol surprenant s'est produit près de Victoriaville plus tôt cette semaine : plus de 180 ruches et quelque cinq millions d'abeilles ont été subtilisées dans un champ.

Les suspects se seraient emparés des ruches appartenant à l'entreprise familiale Miel Labonté entre le 24 et le 26 avril. Le vol aurait été constaté mercredi matin.

Personne n'avait été encore été arrêté jeudi après-midi, a indiqué la Sûreté du Québec (SQ).

La valeur de ces ruches - avec ses habitantes - est d'environ 200 000 $, a lancé le président de Miel Labonté, Jean-Marc Labonté, qui ne cachait pas sa frustration jeudi.

« Se faire voler des ruches de même, c'est vraiment pas drôle », a lancé le producteur de miel.

Il y a une pénurie de ruches actuellement, fait-il remarquer. Les abeilles ont été décimées par les maladies et les pesticides depuis des années. M. Labonté croit que c'est pour cette raison que les gens volent des ruches.

Mais il n'a jamais vu un vol de cette ampleur. « La police s'en occupe et on espère ben gros qu'ils vont leur mettre la main au collet », a-t-il dit.

Les abeilles avaient hiverné et étaient fin prêtes à aller polliniser les bleuetières du Lac-Saint-Jean dans cinq semaines et après les champs de canneberges en juillet, a-t-il ajouté.

La Sûreté du Québec, du poste de la MRC d'Arthabaska, précise que le lieu du méfait est un champ situé sur la route 955, près du rang 12, à Saint-Valère, une petite municipalité au nord-ouest de Victoriaville dans le Centre-du-Québec.

Les ruches sont de fabrication artisanale et chacune d'entre elles porte l'inscription « Miel Labonté », précise la SQ qui demande l'aide du public pour retrouver le ou les suspects.

Selon le président de la Fédération des apiculteurs du Québec, Léo Buteau, ce genre de vol n'est pas fréquent. Il a rappelé quelques cas, mais jamais de l'ampleur de celui qui s'est produit cette semaine.

Il explique que les nouveaux contrats de location prévoient une certaine qualité de ruches et d'abeilles : il pense alors que des apiculteurs qui ont perdu une trop grande portion de leurs petits insectes pollinisateurs au cours de l'hiver pourraient être tentés de repeupler leurs ruches avec les abeilles des autres.

Il indique que les ruches se louent 150 $ chacune. Avec deux pollinisations en vue, cela représente une perte de 54 000 $ pour le propriétaire. Sans compter le miel que les abeilles auraient produit.

M. Buteau craint que les ruches soient difficiles à retracer car elles peuvent être dissimulées dans une clairière, en pleine forêt, loin des regards.

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