Fusillade à Moncton: Harper croit que la GRC appliquera les recommandations

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La Presse Canadienne
TRURO, N.-É.

Le premier ministre Stephen Harper s'est dit confiant de voir la Gendarmerie royale du Canada (GRC) mettre en application les recommandations ayant suivi la mort de trois agents dans une fusillade, l'an dernier à Moncton, au moment où le corps policier est accusé d'avoir violé le Code du travail.

M. Harper n'a pas voulu commenter les allégations, vendredi, parce que le processus judiciaire est en cours, mais il a confirmé avoir été informé par le commissaire de la GRC Bob Paulson de ce qui s'est produit le 4 juin dernier à Moncton.

Le premier ministre a tenu ces propos alors qu'il se trouvait à Truro, en Nouvelle-Écosse, où il a fait une annonce.

La GRC a annoncé jeudi soir qu'une enquête d'Emploi et Développement social Canada avait déterminé que quatre violations du Code canadien du travail liées à l'équipement, à la formation et à la supervision avaient été commises.

Emploi et Développement social Canada a précisé dans un courriel transmis à La Presse Canadienne que la police fédérale n'était pas parvenue, en général, à protéger adéquatement la santé et la sécurité de ses policiers.

Le ministère ajoute que la GRC a échoué à fournir à ses agents «les armes et l'équipement appropriés» face à un «tireur actif». De plus, la GRC ne les aurait pas bien formés pour affronter des événements de cette gravité.

Une porte-parole du Service des poursuites pénales du Canada a indiqué que la cause serait entendue devant les tribunaux le 9 juillet à Moncton.

Rob Creasser, de l'Association canadienne professionnelle de la police montée, s'est dit tiraillé entre deux émotions depuis l'annonce des accusations.

«Je suis triste que l'on en soit venu à cela, mais je suis heureux que les dirigeants de l'organisation prennent enfin leurs responsabilités pour assurer la sécurité des membres», a-t-il dit.

M. Creasser et d'autres membres du corps policier ont critiqué les dirigeants de la GRC, qu'ils accusent de lacunes au chapitre de la formation des agents, qui ne sont par ailleurs pas équipés avec les armes adéquates, jugent-ils.

M. Creasser réclame d'ailleurs la démission de Bob Paulson, le commissaire de la GRC, à qui il reproche de ne pas s'être battu pour ses agents. «C'est un canard boiteux. Je crois qu'ils devraient précipiter son départ», a-t-il plaidé.

Ils affirment notamment que la force a mis trop de temps à distribuer la carabine C8, qui avait été recommandée en 2011, dans un rapport sur le décès de quatre agents de la GRC à Mayerthorpe, en Alberta.

Le commissaire adjoint à la retraite Alphonse MacNeil, qui a fait 64 recommandations à la suite de la fusillade de Moncton, estime que la carabine aurait pu faire toute une différence dans cet incident qui a coûté la vie aux agents Doug Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross, en plus d'avoir blessé les agents Eric Dubois et Darlene Goguen.

Dans un communiqué transmis jeudi soir, Bob Paulson a déclaré que la GRC examinait le contenu des accusations avant de décider des actions qu'elle entreprendrait.

«La sécurité de nos employés qui exercent le métier dangereux de protéger le public est toujours notre priorité», a-t-il déclaré.

«Malheureusement, comme notre tableau d'honneur le confirme, nos membres policiers ont toujours été exposés à des menaces mortelles et, bien que ce soit déplorable, le seront toujours.»

Il a ajouté qu'il serait inopportun de commenter davantage puisque l'affaire est devant les tribunaux.

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