Alitée, Valérie Poulin Collins est accusée d'enlèvement

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La suspecte Valérie Poulin Collins

Photo tirée de Facebook

C'est en l'absence de Valérie Poulin Collins, hospitalisée après avoir apparemment ingéré des médicaments, que des accusations d'enlèvement ont été portées contre elle, hier, au palais de justice de Trois-Rivières.

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Voici la photo de Valérie Poulin Collins qui a été captée par le système de caméras de l'hôpital de Trois-Rivières et qui a été transmise sur les réseaux sociaux avec l'avis de recherche.

Photo fournie par la Sûreté du Québec

Valérie Poulin Collins fait face à deux chefs d'accusation d'enlèvement d'un nouveau-né, survenu lundi soir, au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières. Si elle est reconnue coupable au plus grave de ces chefs, le Code criminel prévoit un minimum de cinq ans d'emprisonnement et un maximum d'emprisonnement à perpétuité.

La jeune femme de 21 ans sera appelée à comparaître dès que son état de santé le permettra, selon la procureure de la Couronne, Marie-Ève Paquet. «Selon les dernières informations que j'avais ce matin, elle était inconsciente et intubée», a-t-elle dit pour expliquer l'absence de l'accusée.

Selon certaines sources, Mme Poulin Collins a avalé des médicaments avant son arrestation, survenue vers 22h lundi dans son logement de Trois-Rivières. Les ambulanciers qui l'ont escortée à l'extérieur transportaient des flacons de médicaments, selon Yann Girard, un voisin.

Les médecins ne craindraient pas pour sa vie, mais son état nécessiterait des traitements importants. La Sûreté du Québec, qui n'a pas confirmé la nature de l'hospitalisation, n'avait toujours pas interrogé la jeune femme hier en début de soirée. «Nos enquêteurs n'ont pas reçu le feu vert des médecins», a indiqué son porte-parole, le sergent Hugo Fournier.

Moments difficiles pour la famille

Hier, la famille Poulin Collins n'a pas répondu aux nombreux appels de La Presse. Dans l'embrasure de la porte du domicile de la mère de l'accusée, une jeune femme a dit au quotidien Le Nouvelliste que la famille ne voulait pas accorder d'entrevues. Elle a aussi dit que les médias rapportaient de la «bullshit» au sujet de Valérie.

La famille traverse des moments difficiles, affirme Guylaine Drouin, une cousine. «C'est terrible», a-t-elle résumé lors d'une courte entrevue téléphonique. En plus de ses parents, la jeune femme aurait deux frères et trois soeurs résidant dans la région de Trois-Rivières.

Comment expliquer le geste dont on l'accuse? «Elle est malade, a dit Mme Drouin. Il faut faire attention à ce que le monde dit. Elle est malade. C'est juste ça que je peux dire présentement. De la compassion, c'est ce qu'on vous demande.»

L'ex-copain de l'accusée, qui aurait rompu avec elle samedi, a dit à un quotidien montréalais que Valérie souffrait d'un cancer du cerveau et se faisait traiter à Montréal. On ignore pour l'instant s'il s'agit de la vérité.

La jeune femme aurait menti à différentes reprises au cours des derniers jours.

À 19h, lundi, elle se serait présentée comme une infirmière dans la chambre de Mélissa McMahon. Vêtue d'un uniforme approprié, elle aurait quitté la chambre avec la petite Victoria, née depuis à peine 16 heures, prétextant vouloir la peser.

La Sûreté du Québec a lancé une alerte Amber vers 20h15, et non à 19h08, comme nous l'avons écrit hier. L'avis de recherche a été relayé sur les réseaux sociaux vers 21h. Cela a permis aux policiers de retrouver Victoria dans le logement de l'accusée, à deux pas de l'hôpital. La petite était saine et sauve.

Pendant que les policiers recherchaient la nouveau-né, Valérie Poulin Collins a emmené la petite au Walmart pour acheter des couches et des «suces». Selon une amie qui les accompagnait, Mme Poulin Collins a prétendu qu'elle venait d'adopter le bébé.

Ce printemps, Valérie Poulin Collins a comparu à quatre reprises au palais de justice de Trois-Rivières pour une série de vols à l'étalage de «divers articles» dans deux magasins Walmart de la région et au Loblaws de Trois-Rivières. Elle a également été accusée de possession de méthamphétamines. Les infractions seraient toutes survenues au mois de mars.

- Avec Le Nouvelliste




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