Le carnet noir du «roi du pot»

  • Vito Rizzuto : Le parrain de la mafia montréalaise a été arrêté en janvier 2004 pour sa participation aux meurtres de trois lieutenants du clan Bonnano à New York, en 1981, et a été extradé aux États-Unis en 2006 pour y purger sa peine. Il a été libéré le 5 octobre 2012 et veut reprendre le pouvoir à Montréal, selon nos sources. (Photo Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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    Vito Rizzuto : Le parrain de la mafia montréalaise a été arrêté en janvier 2004 pour sa participation aux meurtres de trois lieutenants du clan Bonnano à New York, en 1981, et a été extradé aux États-Unis en 2006 pour y purger sa peine. Il a été libéré le 5 octobre 2012 et veut reprendre le pouvoir à Montréal, selon nos sources.

    Photo Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse

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  • Maurice Boucher : L'ancien chef des Nomads, défunt groupe d'élite des Hells Angels, purge depuis 2000 une peine de prison à vie pour les meurtres de deux gardiens de prison commis durant les années 90. (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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    Maurice Boucher : L'ancien chef des Nomads, défunt groupe d'élite des Hells Angels, purge depuis 2000 une peine de prison à vie pour les meurtres de deux gardiens de prison commis durant les années 90.

    Photo Robert Skinner, archives La Presse

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  • Andrea Scoppa : Considéré par la police comme un acteur important de la mafia, un chef de clan et un homme d'honneur, Scoppa a été condamné en 2004 à six ans de prison et 150 000 $ d'amende pour une affaire de complot et d’importation de cocaïne au Canada, aux États-Unis et au Mexique. (Photo fournie par la police)

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    Andrea Scoppa : Considéré par la police comme un acteur important de la mafia, un chef de clan et un homme d'honneur, Scoppa a été condamné en 2004 à six ans de prison et 150 000 $ d'amende pour une affaire de complot et d’importation de cocaïne au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

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  • Giuseppe Colapelle : Colapelle faisait partie des clans alliés de Raynald Desjardins, Vittorio Mirarchi et Giuseppe De Vito, et aurait été un important importateur et exportateur de stupéfiants. Il a été assassiné devant le bar Beaches, le quartier général de Vittorio Mirarchi, boulevard Langelier, le 1er mars 2012. (Photo fournie par la police)

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    Giuseppe Colapelle : Colapelle faisait partie des clans alliés de Raynald Desjardins, Vittorio Mirarchi et Giuseppe De Vito, et aurait été un important importateur et exportateur de stupéfiants. Il a été assassiné devant le bar Beaches, le quartier général de Vittorio Mirarchi, boulevard Langelier, le 1er mars 2012.

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  • Shane Kenneth Maloney : L'une des figures montantes du crime organisé au Québec, selon la police. Maloney serait le chef présumé d'un réseau d'importateurs et de trafiquants de cocaïne démantelé par la Sûreté du Québec en novembre. Maloney, qui est également soupçonné d'être un trafiquant d'armes, est coaccusé avec le sympathisant des Hells Angels Marc-André-Lachance dans l'affaire du policier du Service de police de la Ville de Montréal battu au... (Photo fournie par la police)

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    Shane Kenneth Maloney : L'une des figures montantes du crime organisé au Québec, selon la police. Maloney serait le chef présumé d'un réseau d'importateurs et de trafiquants de cocaïne démantelé par la Sûreté du Québec en novembre. Maloney, qui est également soupçonné d'être un trafiquant d'armes, est coaccusé avec le sympathisant des Hells Angels Marc-André-Lachance dans l'affaire du policier du Service de police de la Ville de Montréal battu au...

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  • Gerald Matticks : Il aurait été l'un des chefs du gang de l'Ouest, mais aurait pris sa retraite, selon nos sources. Matticks, 72 ans, dont l'organisation a historiquement toujours contrôlé le Port de Montréal, est sorti de prison à l'été 2011, après avoir purgé une peine de plus de 10 ans de prison pour complot et importation de plus de 40 tonnes de haschisch et de cocaïne, réalisés avec la... (Photo archives La Presse)

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    Gerald Matticks : Il aurait été l'un des chefs du gang de l'Ouest, mais aurait pris sa retraite, selon nos sources. Matticks, 72 ans, dont l'organisation a historiquement toujours contrôlé le Port de Montréal, est sorti de prison à l'été 2011, après avoir purgé une peine de plus de 10 ans de prison pour complot et importation de plus de 40 tonnes de haschisch et de cocaïne, réalisés avec la...

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  • Donald Matticks : Le fils de Gerald Matticks a été condamné à une peine de huit ans de prison pour complot et importation d'une importante quantité de haschisch, en 2005. L'homme de 49 ans a été libéré depuis. (Photo archives La Presse)

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    Donald Matticks : Le fils de Gerald Matticks a été condamné à une peine de huit ans de prison pour complot et importation d'une importante quantité de haschisch, en 2005. L'homme de 49 ans a été libéré depuis.

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Daniel Renaud
La Presse

On dit souvent, dans notre milieu, qu'un journaliste ne vaut pas plus que son carnet de contacts. Visiblement, cette maxime s'applique également au milieu criminel, si l'on se fie à ce que la justice américaine vient de déposer comme preuve contre Jimmy Cournoyer, surnommé le «roi du pot à New York».

Cournoyer, 33 ans, de Laval, est actuellement détenu dans la Grosse Pomme. Son procès pour avoir prétendument importé une quantité astronomique de marijuana en Nouvelle-Angleterre et de la cocaïne de la Californie, entre 2002 et 2011, est sur le point de commencer.

La semaine dernière, la poursuite a déposé une liste de près de 500 noms d'individus - de présumés contacts de Cournoyer -, trouvés vraisemblablement dans des appareils de types BlackBerry ou cellulaires saisis dans le cadre de cette vaste enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et obtenus d'autres façons inconnues pour le moment.

Dans cette liste figurent notamment les noms de membres et de relations de la mafia montréalaise, de la mafia new-yorkaise, du gang de l'Ouest de Montréal, des Hells Angels du Québec et des autochtones.

Parmi ces noms, on trouve entre autres ceux du parrain de la mafia montréalaise, Vito Rizzuto, et du chef guerrier déchu des Hells Angels, Maurice «Mom» Boucher. Il faut toutefois apporter ici un bémol au sujet de ces deux acteurs de premier plan de la scène criminelle québécoise; il serait en effet étonnant que Jimmy Cournoyer ait pu leur parler directement. Et le Lavallois était bien jeune, il y a 13 et 9 ans, lorsque Maurice Boucher et Vito Rizzuto ont été emprisonnés.

Quoi qu'il en soit, cette liste, qui sera sûrement ardemment discutée durant le procès, tend à confirmer une chose: les organisations criminelles ne font plus que s'échanger de bons procédés. Elles travaillent main dans la main et composent des «consortiums», pour employer un terme à la mode chez les policiers.

Importation massive de drogue

Dans l'affaire Cournoyer, la police soupçonne le jeune homme et sa garde rapprochée d'avoir fait partie d'un consortium qui a exporté, en transitant par la réserve amérindienne d'Akwesasne, plus de 100 000 lb de marijuana aux États-Unis, surtout à New York. Selon la poursuite, le réseau écoulait 1000 lb de marijuana par semaine dans la métropole et projetait d'augmenter cette quantité à 5000 lb. Elle parle de profits avoisinants le milliard de dollars en neuf ans. Si c'est le cas, cette somme n'est sûrement pas allée dans les seules poches de Cournoyer, même si on lui accole un somptueux et retentissant train de vie.

Le nom de Shane Kenneth Maloney, individu lié au gang de l'Ouest selon la police, apparaît dans la liste de contacts de Cournoyer. Maloney, qui a été arrêté dans le cadre d'une importante opération de la Sûreté du Québec baptisée Loquace, en novembre dernier, est lui-même soupçonné d'avoir été à la tête d'un consortium qui voulait contrôler l'importation de cocaïne au Québec et même au Canada.

Dans la liste de contacts de Cournoyer apparaîtraient également des noms associés à des clans de la mafia montréalaise qui ont eux-mêmes formé un consortium pour prendre la place des Siciliens, à la suite de la chute des Rizzuto, en 2011.

Répondant aux questions de La Presse, en février dernier, Jimmy Cournoyer s'est décrit comme un bouc émissaire. Il a accusé des individus de s'être concertés pour lui faire porter le blâme et lui donner une importance qu'il n'a pas, pour protéger ceux qui contrôlent la porte d'entrée de la marijuana aux États-Unis.

De son côté, la poursuite, qui précise ne pas avoir inscrit dans la liste des contacts de Cournoyer tous les noms qu'elle a obtenus, entre autres pour des raisons de sécurité, promet de déposer, durant le procès, des douzaines de noms d'individus considérés comme des conspirateurs du jeune Lavallois.

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