Frappe du SPVM: l'homme atteint d'une balle de plastique est mort

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Jean-Pierre Bony, 46 ans, se trouvait dans un logement d'un immeuble de la rue Arthur-Chevrier lorsque le groupe tactique d'intervention de la police de Montréal a cerné l'immeuble.

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Daniel Renaud
La Presse

Jean-Pierre Bony, qui a été atteint à la tête par un projectile tiré par un policier lors d'une frappe anti-stupéfiant du SPVM , jeudi dans l'arrondissement de Montréal-Nord, est décédé des suites de ses blessures, a appris La Presse de source policière.

Jean-Pierre Bony, 46 ans, se trouvait dans un logement d'un immeuble de la rue Arthur-Chevrier lorsque le groupe tactique d'intervention de la police de Montréal a cerné l'immeuble. Selon nos informations, il a tenté de fuir par la fenêtre d'une chambre arrière. Un policier lui aurait sommé de rester à l'intérieur avant de tirer un projectile appelé bâton cinétique en direction du suspect. Ce dernier se serait penché au même moment et a reçu le projectile en pleine tête. Il a été transporté à l'hôpital où il est finalement décédé ce matin. C'est la Sûreté du Québec qui enquête sur cette partie des événements survenus lors de l'opération de jeudi.

Par ailleurs, arrêté jeudi dernier au cours de la même opération, Dany Villanueva a été libéré sur caution ce matin mais est interdit d'entrée dans un secteur précis de l'arrondissement Montréal-Nord jusqu'à nouvel ordre.

Villanueva, 29 ans, est accusé de complot, possession de marijuana dans un but de trafic et de trafic de marijuana.

Selon nos informations, il a vendu à une reprise une petite quantité de marijuana à un agent double de la police dans les jours précédant la frappe de jeudi. Le crime aurait été commis dans le logement de la rue Arthur-Chevrier, où plusieurs individus liés à un gang de rue d'allégeance rouge ont été arrêtés la semaine dernière.

La Poursuite, assurée par Me Marilène Laviolette, a accepté de libérer Villanueva, à la condition qu'il ne mette plus le pied dans le quadrilatère situé entre les rues Léger, Langelier, Maurice-Duplessis et Rolland, dans Montréal-Nord.

Outre le dépôt d'un montant de 1000$ pour assurer sa présence a la cour, Villanueva s'est engagé notamment à respecter, à la maison, un couvre feu de 22h à 6h a sa maison, à ne pas faire usage de stupéfiants, à ne pas se trouver dans un endroit où l'on fait usage de stupéfiants, à ne pas communiquer avec ses coaccusés, à ne pas fréquenter des individus qui ont des antécédents criminels et à ne pas posséder d'arme.

Les cheveux longs en bataille, Villanueva a clairement dit au juge Thierry Nadon de la Cour du Québec qu'il comprenait et acceptait les conditions qui lui sont imposées. Quelques proches, dont sa mère, ont assisté à la comparution pour l'appuyer.

«Il est sous le choc. Il devait être libéré en attendant la suite, compte tenu des accusations qui sont portées contre lui. Nous allons maintenant regarder la preuve mais nous allons contester les accusations», a déclaré son avocat, Me Günar Dubé, à sa sortie de la salle d'audience.

La cause a été reportée au 22 juin prochain.

Cinq autres suspects qui ont été arrêtés en même temps que Villanueva, Ralph Mario Jr Félicin, 31 ans, Pierre André Marcelin, 27 ans, René Alain Moss, 28 ans, Derrick Menelas, 20 ans et Mendy Bastien-Jean-Baptiste, 28 ans, ont eux aussi obtenu leur remise en liberté en attendant la suite des procédures. 

Un septième coaccusé, Gregory Daquin, qui était toujours recherché à la suite de l'opération policière de jeudi dernier, a été arrêté vendredi et a comparu le lendemain. Il demeure détenu en attendant la suite des procédures.

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