Donald Brashear poursuivi pour un coup de poing

L'ex-batailleur du Canadien de Montréal, Donald Brashear... (Photo Erick Labbe, Archives Le Soleil)

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L'ex-batailleur du Canadien de Montréal, Donald Brashear

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Un constable du Sénat du Canada vient d'intenter une poursuite civile de 215 000 $ contre l'ex-batailleur du Canadien de Montréal, Donald Brashear, qui l'avait agressé dans le stationnement après un match de la Ligue nord-américaine de hockey.

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Mario Tremblay et Donald Brashear

Photo Archives La Presse

Donald Brashear a déjà été condamné en cour criminelle pour cette affaire, qui remonte aux séries éliminatoires de mars 2011. L'ancien joueur du Canadien, qui évoluait au sein du 3L de Rivière-du-Loup depuis 2010, venait de disputer un match à domicile contre le Caron et Guay de Trois-Rivières.

Dans le stationnement de l'aréna, après le match, Brashear avance avec sa Cadillac vers deux joueurs de l'équipe adverse, qui l'interpellent alors en mettant leurs mains sur le capot. Brashear sort de sa voiture et assène un violent coup de poing à Éric Labelle, qui s'effondre sur le champ.

Déclaré coupable de voies de fait simples, Brashear avait écopé d'une probation de 18 mois en plus de devoir faire un don de 6000 $ à une maison de soins palliatifs.

Mais la victime veut maintenant être dédommagée par son agresseur.

Dans la poursuite déposée au palais de justice de Montréal, Éric Labelle explique qu'il cumulait à l'époque son emploi de hockeyeur dans la Ligue nord-américaine avec son emploi de constable au parlement. Victime d'une commotion cérébrale après le coup de poing de Brashear, il dit avoir abandonné le hockey et s'être absenté longtemps de son travail de constable, ce qui lui a fait perdre des revenus anticipés.

Labelle dit aussi avoir «supporté des douleurs et des souffrances» qui ont eu un «impact important» sur sa vie.

La requête prétend que Brashear a agi «de façon intentionnelle, avec malice, dans le but de blesser». Brashear aurait été mis en demeure de dédommager Labelle, mais ses avocats auraient répondu qu'il niait toute responsabilité civile dans ce dossier.

Éric Labelle estime pour l'instant ses dommages à 215 000 $ mais se réserve le droit de demander plus d'ici trois ans selon l'évolution de son état de santé.

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