Emprisonné à tort: il aurait dû accepter l'aide juridique, dit un avocat

Ivan Henry a été condamné à tort en 1983... (Photo Darryl Dyck, PC)

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Ivan Henry a été condamné à tort en 1983 pour des agressions sexuelles.

Photo Darryl Dyck, PC

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Gemma Karstens-Smith
La Presse Canadienne
VANCOUVER

Le cas d'un homme qui s'est représenté lui-même en cour et a été emprisonné à tort durant près de 30 ans devrait servir de leçon à tous ceux qui sont accusés de crimes, croit John Hunter, un avocat du gouvernement de la Colombie-Britannique.

Le cas d'Ivan Henry aurait pu finir différemment si l'accusé avait accepté un avocat de l'aide juridique, a dit Me Hunter à la Cour suprême de la Colombie-Britannique. M. Henry a fait face à 10 chefs d'accusation d'agression sexuelle en 1982.

Acquitté en 2010 après 27 ans derrière les barreaux, il poursuit maintenant la Couronne pour poursuite malveillante et abus de procédures, alléguant que les avocats de la Couronne avaient caché une partie de la preuve.

La Ville de Vancouver a conclu un règlement la semaine dernière, pour un montant non dévoilé, et a retiré ses allégations voulant qu'il soit coupable malgré l'acquittement.

Lundi en cour, l'avocat John Hunter a déclaré que les avocats devaient prouver que dévoiler la totalité de la preuve aurait fait une différence dans le verdict sur Ivan Henry.

Cela lui aurait peut-être même nui, a soutenu Me Hunter, puisque des retranscriptions du procès initial démontrent que l'accusé ne comprenait pas toujours les procédures ou comment l'information pourrait être utilisée pour servir sa cause.

Non pas qu'il aurait dû avoir les compétences d'un avocat criminel, a-t-il ajouté.

«Notre opinion est simplement qu'en se passant de l'aide juridique publique, M. Henry a accepté les risques qui venaient avec cette décision.»

«C'est un cas qui démontre ce qui peut arriver lorsqu'une personne accusée de crimes graves refuse l'aide d'un conseiller.»

Une femme qui était procureure durant le procès, en 1982, a témoigné que M. Henry était très irrespectueux et qu'il menaçait des témoins, avec ses questions et le ton qu'il employait.

«Son comportement, ses questions, le ton de sa voix... C'était extrêmement inapproprié», s'est souvenue Judith Milliken.

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