Maquilleur de l'horreur: les plaintes provenaient d'Interpol

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Des photos montrant des simulations de viol, des démembrements et un enfant qui se faisait battre figuraient au nombre des images qui ont été acheminées au Service de police de Montréal (SPVM), en janvier 2009. Ces photos provenaient d'Interpol et faisaient suite à une plainte portée en Autriche en 2006.

C'est ce qu'a raconté Christina Vlakos, sergent-détective du SPVM, ce matin, alors qu'elle témoignait au procès de Rémy Couture. L'homme de 35 ans, artiste maquilleur, est accusé d'avoir produit des images obscènes entre le 1er janvier 2005 et le 29 octobre 2009. Il est aussi accusé d'avoir eu en sa possession et mis en circulation ces images entre le 7 janvier 2009 et le 29 octobre 2009. Il a été arrêté le 29 octobre 2009 et a été remis en liberté sous conditions, dont celles de ne pas administrer le site innerepravity et de ne pas utiliser d'ordinateur sauf pour le travail

On a appris ce matin qu'un premier dossier de plainte provenant d'Interpol aurait atterri à Laval en 2006, mais il n'a pas eu de suite. L'affaire est restée lettre morte jusqu'à ce qu'elle aboutisse à la section Moralité du SPVM, en janvier 2009. Mme Vlakos a signalé qu'elle n'a jamais cru que les images représentaient de vrais crimes.  Ce n'est pas le cas d'un pathologiste en Autriche, qui ne pouvait pas dire, après avoir vu les images, s'il s'agissait de vrais crimes. Quoi qu'il en soit, Mme Vlakos a discuté du cas avec d'autres policiers, dont ceux de la cybercriminalité. C'était la première fois qu'ils avaient affaire à un cas comme celui-là.

Le deuxième témoin, Éric Lavallée, a raconté comment il avait tendu un piège à M. Couture, afin de l'arrêter. Il lui a envoyé un courriel disant qu'il avait vu son site et son travail, et que lui et sa conjointe désiraient se faire prendre en photo. Un rendez-vous a été fixé à 18h30 chez M. Couture, rue Lacordaire. Ne sachant pas à qui ils avaient affaire, cinq policiers s'y sont rendus dans deux véhicules. Plutôt que d'enfoncer la porte, les policiers ont utilisé un subterfuge pour faire sortir M. Couture. M. Lavallée l'a appelé et lui a demandé de sortir pour lui faire signe parce qu'il ne trouvait pas l'endroit. M. Couture a été arrêté en sortant de son logement.

Un peu plus tôt ce matin, le procureur de la Couronne Michel Pennou a résumé au jury la thèse qu'il entend prouver. Trois policiers témoigneront du déroulement de l'enquête, et deux psychiatres, l'un de Californie et l'autre de Toronto, viendront parler de l'impact que peuvent avoir de telles images sur ceux qui les regardent. L'alliage de la chose sexuelle, de la violence et de l'horreur serait de nature à prédisposer certaines personnes à adopter des comportements antisociaux, a fait valoir la Couronne.

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