Saga judiciaire pour une piste de danse à Verdun

Les travaux effectués en 2015 pour refaire le revêtement... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Les travaux effectués en 2015 pour refaire le revêtement de la piste de danse du parc Georges-O'Reilly n'ont pas tenu un an, estime la Ville de Montréal.

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Montréal et un entrepreneur en construction se trouvent au coeur d'une bataille judiciaire tournant autour d'une piste de danse à Verdun. Environnement Routier NRJ réclame des extras pour un contrat réalisé en 2015 tandis que la métropole lui demande à l'inverse de payer pour d'importants travaux correctifs.

En 2015, Verdun décide de refaire la piste de danse du parc Georges-O'Reilly, qui fait la joie des citoyens de l'arrondissement aimant se déhancher sur le bord du fleuve Saint-Laurent. La piste est très sollicitée, accueillant en moyenne 3000 danseurs par semaine durant la saison chaude. Son revêtement lisse a ainsi fini par se dégrader, la dalle s'étant même affaissée par endroits.

Au printemps 2015, NRJ a remporté un appel d'offres pour reconstruire la piste de danse en béton poli, décrochant un contrat de 142 000 $. Voilà, à la fin des travaux en juin, Verdun a refusé de prendre possession de la piste, se disant insatisfait du résultat. L'arrondissement a constaté une «délamination du béton et des écaillages à la surface du plancher de danse».

Le revêtement dure en moyenne quatre ans, mais «ça n'a pas tenu une saison. C'est à refaire», se désole Jean-François Parenteau, maire de Verdun.

Ces défauts se sont aggravés au cours de l'hiver suivant. «La Ville a reçu de nombreuses plaintes des citoyens concernant l'état du plancher de danse», peut-on lire dans un document préparé par les avocats de Montréal.

Les danseurs peuvent continuer à fréquenter l'endroit, «mais la surface n'est pas belle. Disons que quelqu'un qui veut danser une belle valse, ça ne marche pas», dit M. Parenteau, qui aime bien aller voir les danseurs.

Verdun s'attendait à ce que l'entrepreneur corrige le tout, mais plus d'un an après la fin des travaux, celui-ci ne s'était toujours pas exécuté. L'arrondissement a donc fait faire des correctifs temporaires à l'été 2017, ce qui lui a coûté 12 000 $. La facture des travaux correctifs permanents est, quant à elle, évaluée à 92 000 $.

Montréal a réclamé à la compagnie d'assurance Intact, qui assurait la caution de l'entrepreneur NRJ, de payer pour les travaux, mais celle-ci a opposé un refus catégorique en décembre 2017.

Devant l'impasse dans les discussions, l'entrepreneur, qu'il a été impossible de joindre vendredi, a décidé de poursuivre la Ville de Montréal. Celui-ci réclame 17 780 $ pour des changements au contrat, ainsi que le paiement de la retenue faite par la Ville. C'est dans le cadre de cette poursuite que la Ville a décidé de réclamer à son tour 104 000 $ pour les travaux correctifs qu'elle juge incontournables pour offrir une belle surface de danse à ses citoyens.




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