Marois sera «sanctionnée» pour son ton «négatif», croit Couillard

Philippe Couillard n'a pas caché une certaine exaspération face... (Photo Ryan Remiorz, PC)

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Philippe Couillard n'a pas caché une certaine exaspération face à la couverture des enjeux, reléguée selon lui à l'arrière-plan de la campagne.

Photo Ryan Remiorz, PC

(SHERBROOKE) Philippe Couillard ne fera «aucun commentaire» sur les éloges à son sujet faites par Arthur Porter. «Par contre, je vais commenter la réaction de Mme Marois, que je trouve franchement déplacée», a-t-il dit en conférence de presse à Sherbrooke.

La chef du Parti québécois a réagi ainsi hier. «Je vais vous dire une chose que ma mère me disait : Qui se ressemble s'assemble.»

«C'est tellement médiocre comme façon de parler de quelqu'un d'autre. Je n'ai pas d'autre mot, a répliqué le chef libéral. Quand on emploie ces mots-là, on envoie un message très négatif à la population. Un message qu'on est prêt à tout, y compris à insulter, à rabaisser, à faire de la culpabilité par association.»

Il dit s'être «mordu l'intérieur des joues pour ne pas répondre à l'insulte par l'insulte».

Pauline Marois croit que le chef libéral est mal placé pour parler. «C'est lui qui disait qu'il nous détestait au début de la campagne et que j'allais, comment il disait, en manger une. Je n'ai jamais utiliser ces termes, moi. J'ai toujours été, je crois, très respectueuse dans mes propos», a-t-elle dit.

En fait, M. Couillard avait plutôt dit qu'elle allait «y goûter».

Le «bouton à off»

Il n'a pas caché une certaine exaspération face à la couverture des enjeux, reléguée selon lui à l'arrière-plan.

«Au cours des derniers jours, (les électeurs) ont commencé à mettre le bouton à off» à cause du ton hargneux de la campagne, croit-il.

«Hier, on a fait une proposition sur la périnatalité, les sages femmes, les enfants en milieu défavorisé, et j'en trouve à peine trace ce matin. Me semble que ça serait intéressant d'avoir un débat là-dessus. Tout ce qu'on fait, c'est parler de ce que le Dr Porter a dit au Panama, et toutes sortes d'autres affaires comme ça. Le monde commence à être tanné.»

À cet égard, l'Association des étudiantes sages-femmes a rappelé ce matin que malgré ces promesses, trois finissantes sur quatre ne réussiront pas à trouver un emploi en septembre prochain. Davantage de postes doivent être ouverts selon le groupe.

- Avec Tommy Chouinard




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