Des groupes dénoncent l'absence de l'éducation dans la campagne

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Les groupes soutiennent que les candidats ont tenu des propos vides sur l'éducation depuis le début de la campagne.

Photothèque Le Soleil

La Presse Canadienne

Après la sortie des recteurs des universités québécoises il y a deux semaines, c'était au tour d'une dizaine de regroupements du milieu scolaire de faire appel aux candidats, ce week-end, pour que l'éducation soit considérée comme un enjeu de la campagne électorale.

Tous ont décrié le manque de financement des établissements scolaires - découlant de «plusieurs années de compressions budgétaires» -, pour offrir des services de qualité aux élèves québécois.

Dans une série de communiqués publiés dimanche, les fédérations québécoises des comités de parents (FCPQ), des directions d'établissement d'enseignement (FQDE), des professionnels de l'éducation (FPPE-CSQ), du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), et l'Association des enseignants (APEQ), entre autres, ont pressé les partis politiques d'accorder une plus grande place à l'éducation dans la campagne électorale.

Ils soutiennent que les candidats ont tenu des propos vides sur l'éducation depuis le début de la campagne, soulignant que s'ils promettaient de réduire la bureaucratie et d'améliorer la réussite scolaire, ils n'annonçaient pas d'investissements à long terme.

«Est-ce qu'on connaît quelqu'un au Québec qui ne veut pas que son enfant persévère et réussisse à l'école? Ce sont des enjeux superficiels, il n'y pas de substance ni de vision dans les déclarations sur les enjeux de l'éducation», a lancé la présidente de la FQDE, Lorraine Normand-Charbonneau, soulignant que l'inquiétude était généralisée au sein du milieu scolaire.

«On se demande si on connaît les vrais enjeux, si on sait ce qui se passe sur le terrain», a-t-elle renchéri. Selon Mme Normand-Charbonneau, les partis politiques font de la partisanerie sur le dos de l'éducation dans le simple but de gagner des votes.

Qui plus est, les politiciens auraient à avantage à tendre l'oreille aux demandes des principaux acteurs du milieu scolaire puisque ceux-ci sont les mieux placés pour cibler les véritables besoins de ce secteur, ont-ils fait valoir.

«Quand on en parle (d'éducation), on parle d'abolir les structures. On n'a rien contre une bonne administration et éviter les dédoublements, mais on veut parler des 'vraies affaires': du personnel adéquat, des milieux sains et sécuritaires, le matériel nécessaire pour que nos jeunes aient une éducation correcte», a de son côté plaidé le président de la FCPQ, Gaston Rioux.

La présidente de la FPPE-CSQ, Johanne Pomerleau, abonde dans le même sens et a déclaré que le système scolaire était déjà «asphyxié à l'extrême».

Entre autres besoins à combler dans le secteur de l'éducation figurent les services insuffisants d'orthophonie et d'orthopédagogie aux élèves en difficulté, le manque d'investissement dans l'éducation des adultes et les formations professionnelle et technique qui sont, selon la FPPE-CSQ, «dévalorisées».




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