Marois «étonnée» par le cri du coeur des recteurs

Cette sortie est précipitée, juge la chef du... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Agrandir

Cette sortie est précipitée, juge la chef du Parti québécois, qui rappelle qu'au terme du sommet sur l'enseignement supérieur, cinq chantiers avaient été créés.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

(Verdun) Pauline Marois a entendu le cri du coeur des recteurs, mais elle ne le comprend pas.

Le gouvernement péquiste s'est engagé à investir 1,8 milliard d'ici 2020 dans les universités. «Nous avons convenu (avec les recteurs) que cela permettait de corriger cette situation qui demandait qu'on réinvestisse dans nos établissements d'enseignement supérieur. Il me semble qu'il y avait eu consensus. Et il s'est ajouté en plus la politique nationale de la recherche (...) Alors je suis un petit peu étonnée de voir leur attitude», a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse sur l'éducation mardi.

Les recteurs de 16 universités ont payé une publicité dans différents quotidiens cette semaine pour dénoncer le sous-financement de leurs établissements. Ils disposent de 5000 dollars de moins que leurs compétiteurs du reste du Canada pour former un étudiant (10 844 dollars, contre 15 798 dollars ailleurs au pays). Ces chiffres viennent de Statistique Canada et de l'Association canadienne du personnel administratif universitaire. Les recteurs demandent à Québec de combler cet écart d'ici 2020.

Cette sortie est précipitée, juge la chef du Parti québécois (PQ). Elle rappelle qu'au terme du sommet sur l'enseignement supérieur, cinq chantiers avaient été créés. L'un d'eux porte sur le financement des universités. Les recteurs y siègent. Le rapport doit être remis d'ici juin. «Attendons les résultats de ce chantier. S'il y a des corrections à faire, nous les évaluerons», a promis Mme Marois.

Mais elle ne manifeste pas beaucoup d'enthousiasme pour le faire. «Je ne prends pas cependant l'engagement, au-delà (du 1,8 milliard) qui est sur la table, a-t-elle tenu à préciser. Ça, pour moi, c'est important. Nous sommes un gouvernement responsable et nous voulons le demeurer pour la suite des choses. On a déjà réinvesti dans nos universités.»

Le chantier sur le financement doit notamment se pencher sur les frais afférents, indexés tout comme les droits de scolarité. Si le groupe recommande de hausser le financement des universités, un gouvernement péquiste pourrait-il trouver l'argent? «Pour l'instant, dans les paramètres que l'on a, ce sont les sommes qui sont prévues à nos budgets, qui seront versées à nos universités», a répondu Mme Marois.

Martine Desjardins a ajouté que l'évaluation des recteurs a déjà été contestée. 

À sa première sortie avec Mme Marois, l'ex-leader étudiante devenue candidate péquiste a refusé de se dire en faveur de l'indexation. Peu avant le sommet, Mme Desjardins menaçait de faire campagne contre le PQ si les droits de scolarité étaient indexés.

L'indexation péquiste de 3% (basée sur l'accroissement du revenu disponible des familles) s'accompagne de bourses supplémentaires d'une moyenne de 180 dollars, qui aideront les moins favorisés. Pour dégager ces sommes, on a baissé le crédit d'impôt (de 20 à 8%), ce qui équivaut à une hausse de 360 dollars des droits de scolarité pour les étudiants qui n'ont pas de bourses. 

Lors de la conférence de presse, Mme Marois était aussi épaulée par ses candidats Diane de Courcy, Léo Bureau-Blouin et Véronique Fournier,

La rencontre se déroulait dans le gymnase d'une école dont le toit coulait de façon très ostentatoire. C'était prévu, pour montrer la vétusté des infrastructures. Le gouvernement péquiste avait lancé la politique Réno-école, dotée d'une enveloppe de 400 millions de dollars. On espère créer du même coup 3500 emplois.




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:2512870:box
la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer