La parole aux électeurs

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La question qui demeure en suspens est de savoir si le parti qui remportera la victoire ce soir aura suffisamment de sièges pour former un gouvernement majoritaire (le chiffre magique est de 170 sièges).

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Stephen Harper, Thomas Mulcair, Justin Trudeau, Gilles Duceppe et Elizabeth May ont plaidé leur cause pendant 78 jours. La parole est maintenant aux électeurs.

Les Canadiens sont appelés aux urnes aujourd'hui après un long marathon électoral de près de trois mois afin de choisir le prochain gouvernement qui dirigera le pays. Il semble qu'ils soient tentés de faire un virage important après 10 ans de pouvoir du Parti conservateur en confiant les commandes de l'État au Parti libéral du Canada, au purgatoire depuis 2006, si l'on se fie aux résultats de la majorité des sondages nationaux publiés depuis deux semaines.

La question qui demeure en suspens est de savoir si le parti qui remportera la victoire ce soir aura suffisamment de sièges pour former un gouvernement majoritaire (le chiffre magique est de 170 sièges) ou s'il obtiendra un mandat minoritaire.

Quelque 25,3 millions d'électeurs inscrits peuvent exprimer leur choix dans l'isoloir durant le scrutin d'aujourd'hui. Au moins 3,6 millions d'entre eux l'ont déjà fait durant les quatre jours de vote par anticipation de la fin de semaine de l'Action de grâce - une hausse impressionnante de 70% par rapport au vote par anticipation du scrutin de 2011.

En tout, 1796 candidats briguent les suffrages pour l'un des 23 partis politiques enregistrés dans l'une des 338 circonscriptions du pays, selon Élections Canada. (Pour savoir où voter, voir le site d'Élections Canada).

Vote par anticipation

«Un grand nombre de Canadiens ont choisi de voter par anticipation à la présente élection. Ces quatre jours de vote ont permis d'accroître la flexibilité et la commodité du processus pour les électeurs», a soutenu le directeur général d'Élections Canada, Marc Mayrand.

Il est toutefois difficile de prédire, à la lumière du nombre important d'électeurs qui ont choisi de voter par anticipation, si cet engouement aux urnes avant le jour du scrutin se traduira par une hausse marquée du taux de participation. Au dernier scrutin, le taux de participation avait atteint 61,1%, en hausse par rapport au creux historique de 58,8% des élections de 2008.

Au pouvoir depuis 2006, le chef conservateur Stephen Harper sollicite un quatrième mandat de suite. Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, qui était chef de l'opposition officielle au moment du déclenchement des élections, tente pour sa part de former le premier gouvernement néo-démocrate de l'histoire du pays. Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, dont le parti ne comptait que 36 sièges à la dissolution du Parlement, veut redonner à cette formation politique qui a dirigé le pays pendant la majorité du dernier siècle ses lettres de noblesse.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a tenté tout au long de cette campagne d'expliquer la pertinence d'élire des députés qui défendront uniquement les intérêts du Québec à la Chambre des communes. Autrefois une force politique majeure, le Bloc québécois a été réduit à quatre sièges aux dernières élections, victime de la vague orange. M. Duceppe lui-même a été défait dans sa circonscription de Laurier-Saint-Marie. Il a effectué un retour à la barre de cette formation souverainiste quelques semaines seulement avant le déclenchement des élections, prenant la relève de Mario Beaulieu.

Pour sa part, la leader du Parti vert, Elizabeth May, a fait campagne pour convaincre les électeurs d'envoyer plus qu'un député vert aux Communes afin que l'on accorde plus d'importance aux dossiers environnementaux dans le contexte où les gouvernements des pays industrialisés doivent accentuer leur lutte contre les changements climatiques.

En campagne jusqu'à la fin

Les chefs de parti ont fait campagne jusqu'à la toute fin, s'imposant des horaires éreintants dans l'espoir de convaincre les indécis à la veille du vote. Le chef conservateur Stephen Harper s'est une nouvelle fois présenté comme le garant de la stabilité économique tandis que le chef libéral Justin Trudeau a fait valoir que son parti offrait le vrai changement pour mettre fin à 10 ans de gouverne conservatrice. Le chef du NPD Thomas Mulcair a soutenu que son parti a le meilleur plan pour donner un nouveau souffle à la classe moyenne.

Pour sa part, le chef bloquiste Gilles Duceppe a sillonné le Québec dans l'espoir que le Bloc québécois puisse récolter suffisamment de sièges pour détenir la balance du pouvoir à Ottawa.

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