Jour 25 de la campagne: accusations de mensonge et questions esquivées

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Justin Trudeau

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Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

En cette 25e journée de la campagne électorale qui mènera les Canadiens aux urnes le 19 octobre, Justin Trudeau a ouvert les hostilités, accusant Thomas Mulcair de mentir, sans, toutefois, prononcer le mot.

Le chef libéral en a contre la promesse de son adversaire néo-démocrate de présenter un premier budget équilibré s'il forme le prochain gouvernement.

«On en a marre des politiciens qui promettent de faire des choses pendant une campagne électorale et ensuite disent »ah non, on ne pourra pas; les chiffres sont pires que ce qu'on pensait«.(...) Moi, je vais dire la vérité», a lancé mercredi M. Trudeau lors d'un arrêt de campagne à Newmarket, en Ontario.

M. Trudeau refuse de prévoir quand un gouvernement libéral atteindrait un équilibre budgétaire.

Malgré l'attaque, M. Mulcair, qui faisait campagne aussi en Ontario mercredi matin, a maintenu sa promesse.

«Le premier budget du NPD sera, en effet, équilibré», a-t-il répété à quelques reprises en réponse aux questions des journalistes lors de son premier arrêt de campagne de la journée, à London. «Nous n'aurons pas de déficit», a-t-il dit encore et encore.

Le chef conservateur, aussi en Ontario, a dû, encore une fois défendre son bilan économique. Stephen Harper maintient que 80 pour cent de l'économie canadienne est en croissance, que seule l'industrie pétrolière a quelques pépins.

«Que devons-nous faire? Que devons-nous faire? Moi, ce que je dis que nous devons faire, c'est ce que nous faisons», a insisté M. Harper. Il a accusé, encore une fois, le NPD de prévoir «une avalanche» de taxes et d'impôts pour équilibrer le budget fédéral et il a reproché aux libéraux d'abandonner l'idée d'équilibrer le budget.

Si M. Harper n'était pas à court de vocabulaire pour attaquer ses adversaires, il était beaucoup moins bavard lorsqu'il a été questionné sur le procès du sénateur Mike Duffy.

Un des employés du bureau du premier ministre Harper a été vu au procès, mardi, en conversation avec un de ses ex-employés appelé à la barre des témoins.

Au point de presse quotidien de la campagne conservatrice, une journaliste a demandé à M. Harper s'il avait envoyé son employé actuel pour donner des instructions à son ex-employé. M. Harper a préféré répéter qu'il ne commente pas l'affaire parce qu'elle est devant les tribunaux.

Par ailleurs, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, faisait campagne à Baie-Comeau, mercredi. Il prononçait un discours devant les étudiants du cégep de Baie-Comeau et entendait discuter des enjeux de la Côte-Nord.

Le chef de Forces et Démocratie, Jean-François Fortin, a, quant à lui, annoncé la mise en ligne d'un site en anglais pour son parti, preuve, selon lui, que «l'influence (de son parti) s'accroît».

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