Duceppe: le NPD est le «meilleur allié» de Stephen Harper

Gilles Duceppe prenait la parole devant 400 militants... (Photo: Reuters)

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Gilles Duceppe prenait la parole devant 400 militants lors d'un rallye à Québec.

Photo: Reuters

(Québec) Gilles Duceppe a qualifié le NPD de meilleur allié de Stephen Harper au Québec. Le chef bloquiste, qui a pris la parole ce soir lors d'un rassemblement militant à Québec, soutient qu'un vote NPD favorise le parti conservateur au Québec.

Une fois de plus, Gilles Duceppe a ciblé ses attaques sur le NPD et Jack Layton, qui, selon de récents sondages, marquent des points au Québec, représentant une éventuelle menace pour la suprématie longtemps inébranlable du Bloc.

Certes, Jack Layton a «une belle image, un beau sourire», a répété, non sans condescendance, Gilles Duceppe. Certes, Jack Layton est sympathique. «En 1982, le NPD aussi avait l'air sympathique. Très sympathique quand il a voté en faveur de la constitution. Le NPD avait l'air très sympathique quand il a voté en 2001 la loi sur la clarté référendaire de Stéphane Dion», a rappelé Gilles Duceppe, sous les applaudissements des quelques centaines de militants présents.

Duceppe a étrenné une nouvelle image ce soir, en comparant les trois partis fédéralistes à un trio de hockey. À l'aile droite, Stephen Harper, Michael Ignatieff au centre et Jack Layton à l'aile gauche. «Quand ils comptent ces trois-là, c'est toujours dans le but du Québec!», s'est exclamé Duceppe.

Si l'on filait la métaphore sportive, on pourrait dire que Gilles Duceppe était assurément sur la défensive, taclant même le député sortant d'Outremont Thomas Mulcair, un ancien avocat de l'Alliance canadienne selon lui. «Jack Layton joue contre le Québec, mais il joue avec le sourire», a-t-il insisté.

Stephen Harper, au coeur d'accusations d'ingérence politique aujourd'hui, a relativement été épargné dans le discours de Gilles Duceppe. Le leader estime toutefois que Dimitri Soudas, accusé d'avoir exercé des pressions pour la nomination du PDG du port de Montréal en 2007, est le «vrai boss du Québec». «Il est même pas élu et vient de Montréal», a dit Duceppe.

Le Bloc exige que le chef du parti conservateur rende des comptes avant le 2 mai. «S'il ne rend pas plus des comptes avant le 2 mai, je m'engage à l'obliger à rendre des comptes. Le Bloc va aller au fond des choses, et on va obliger Stephen Harper à rendre des comptes comme on a obligé Jean Chrétien à rendre des comptes.»

Gilles Duceppe prenait la parole devant 400 militants, selon les organisateurs du Bloc, à Québec. Le meeting a rassemblé également 66 bureaux du Bloc à travers la province et 2300 militants. Demain, le leader du Bloc passera la journée à Québec.




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