Résidence pour aînés: des éléments de sécurité à vérifier

Choisir une résidence pour aînés est une décision particulièrement difficile et... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Annabelle Blais
La Presse

Choisir une résidence pour aînés est une décision particulièrement difficile et émotive, selon les experts. Il faut analyser les prix, les services offerts, les normes de sécurité, le bâtiment, l'environnement, l'atmosphère, la qualité du personnel. Un défi particulièrement exigeant, d'autant que l'âge moyen d'entrée en résidence est de 78 ans, selon la Fédération de l'Âge d'Or du Québec (Réseau FADOQ)

La Presse a consulté Marco Guerrera, de la FADOQ, et Claude Paré, président de l'organisme Visavie, qui accompagnent tous deux les aînés dans le choix d'une résidence. Voici leurs conseils en matière de sécurité.

Certification

> La résidence est-elle certifiée? Depuis mars 2013, obtenir un certificat de conformité avec les normes d'exploitation d'une résidence privée est obligatoire.

> Combien de personnes sont présentes de nuit? Pour une résidence autonome, la norme en ce qui concerne le personnel qualifié est d'une personne présente la nuit pour les résidences de moins de 200 chambres ou logements. Pour les résidences semi-autonomes, il faut deux personnes qualifiées dans les résidences de plus de 100 chambres et trois personnes pour celles de 200 chambres et plus.

Des espaces accessibles

> Y a-t-il des rampes d'accès et des barres d'appui?

> Y a-t-il des barres de seuil au sol? Ces petites barres entre deux pièces sont très discrètes, mais peuvent nuire aux déplacements en déambulateur.

> Y a-t-il de la moquette épaisse qui nuit au déambulateur?

> Y a-t-il des ascenseurs?

> Les couloirs sont-ils sur différents niveaux? Dans un bâtiment construit en plusieurs phases, les différentes parties peuvent être reliées par une ou deux marches, ce qui ne facilite pas les déplacements.

À l'abri des voleurs

> Y a-t-il un système de sécurité à l'entrée principale pour que les visiteurs puissent s'annoncer?

> Y a-t-il des caméras de sécurité? Si oui, à quel endroit sont-elles installées?

> Est-ce que les portes sont codées?

> Pour les résidences au rez-de-chaussée, est-ce que la porte vitrée est munie d'une barre de sécurité?

Soins de santé

> Y a-t-il une infirmière présente 24 heures?

> Y a-t-il une sonnette ou toute autre forme de système d'appel à l'aide dans la chambre?

> Y a-t-il une pharmacie sur place, ou un lien avec CSLC dans l'établissement ou à proximité?

En cas d'urgence

> Y a-t-il des détecteurs de fumée?

> Y a-t-il des gicleurs dans toutes les sections?

> Le bâtiment est-il en bois, en béton ou en acier?

> Y a-t-il une génératrice d'urgence?

> Y a-t-il des éclairages d'urgence dans les couloirs et les escaliers?

Les conseils des experts: s'y prendre à l'avance

Selon M. Guerrera, un départ en résidence se fait trop rapidement. «Souvent, le choix de partir en résidence se fait après le décès d'un conjoint, après une maladie ou une perte d'autonomie. C'est rare que ce soit une décision prise tranquillement, indique-t-il. Ça se fait parfois dans l'urgence et l'évaluation des besoins se fait alors rapidement.» L'organisme Visavie estime que les démarches de recherche peuvent prendre jusqu'à 137 heures. Pour s'assurer que la résidence répond à tous les besoins, Claude Paré suggère de visiter environ trois résidences et de revisiter celle choisie une deuxième ou une troisième fois, à des heures différentes.

La situation au CHUM

Le nouveau Centre hospitalier de l'Université de Montréal sera partout doté de gicleurs automatiques, ce qui n'est pas le cas des établissements actuels où les zones considérées comme à risque, notamment les chambres des patients, les salles mécaniques et les dépôts, en sontpour la plupart dotées. Toutes les chambres, pièces et salles communes du centre hospitalier sont par ailleurs munies de détecteurs de fumée ou de détecteurs de chaleur reliés au système centralisé du poste de garde des trois campus du CHUM. Une brigade incendie est présente en tout temps. Il s'agit d'agents de sécurité qui ont reçu une formation de 16 heures, avec rappel tous les trois ans. Ils peuvent combattre un feu mineur confiné ou évacuer une zone et transmettre les informations aux pompiers. Des extincteurs et des boyaux d'arrosage stationnaires se trouvent sur chaque étage.

La situation au CUSM

Les hôpitaux du Centre universitaire de santé McGill sont dotés de détecteurs de fumée et de chaleur dans la totalité des édifices, mais ce n'est pas le cas des gicleurs automatiques. «On est à moins de 100 % concernant les gicleurs. Le couvrage complet n'est pas toujours possible en raison de l'âge des bâtiments», explique la porte-parole, Rebecca Burns. «Les zones critiques où il y a des patients, notamment la zone des soins intensifs, les urgences et l'unité de néonatalogie sont équipés de gicleurs», illustre Mme Burns en précisant que le CUSM «respecte les normes en terme de sécurité incendie». Les détecteurs de fumée et de chaleur sont pour leur part reliés à une centrale distincte dans chacun des hôpitaux du CUSM. Une brigade incendie est aussi sur place 24 heures par jour, 7 jours sur 7.

Le rôle du Ministère

Toutes les constructions neuves, hôpital ou CHSLD, doivent désormais être munies de gicleurs automatiques partout, tandis que les autres ont l'obligation d'en ajouter lors de travaux majeurs. Le Code du bâtiment a changé il y a une dizaine d'années, dit la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, Stéphanie Ménard. «Auparavant, ce n'était pas obligatoire d'en avoir partout dans l'établissement. Des règles précises régissaient leur installation en fonction du type de bâtiment, à savoir le nombre d'étages, la clientèle et les matériaux de construction.» Le rôle du ministère de la Santé est toutefois limité. C'est davantage du ressort de la Sécurité publique et des services d'incendie des municipalités.

- Pascale Breton




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