Vote pour la grève dénoncé à l'Université de Montréal

Les 719 étudiants de l'AESPEIUM n'auront pas cours... (Photo: Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Les 719 étudiants de l'AESPEIUM n'auront pas cours les 14 et 22 novembre prochains.

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Votes illégaux et messes basses douteuses: le résultat du vote d'une association étudiante de l'Université de Montréal sur un mandat de grève a suscité la grogne de plusieurs étudiants, aujourd'hui.

Dès mercredi, la rue reverra le rouge alors que des centaines de cégépiens et d'universitaires seront en grève pour dénoncer la marchandisation de l'éducation. Organisée par l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), une «semaine de mobilisation internationale» est prévue partout au Québec, du 14 au 22 novembre prochain.

Depuis quelques jours, les associations étudiantes des universités sont invitées à voter pour ou contre leur participation à ce mouvement.

À 11h30 ce matin, c'était au tour de l'Association des étudiants en sciences politiques et en études internationales de l'Université de Montréal (AESPEIUM) de se positionner sur la question.

Au terme de plusieurs heures de débat, il a été décidé que les 719 étudiants de l'AESPEIUM n'auraient pas cours les 14 et 22 novembre prochains. Le vote a toutefois été serré: 79 membres ont appuyé la tenue de deux journées de grève, 54 ont voté contre et 7 se sont abstenus.

Selon Jessica Bromhorst, étudiante en études internationales, ce résultat n'est pas valide. Elle a quitté son assemblée avec un goût amer, cet après-midi. «On m'a donné mon carton pour voter sans même vérifier mon identité», dénonce Jessica Bromhorst, en entrevue avec La Presse.

L'hiver dernier, des personnes vérifiaient rigoureusement, à l'aide d'une liste de membres, que seuls les étudiants de l'AESPEIUM exercent leur droit de vote, ajoute-t-elle. «Aujourd'hui, il n'y avait aucune régulation. Je trouve ça fâchant, parce que ce n'est pas démocratique.»

De plus, certains votes auraient été faits sur des bouts de papier et non sur le carton distribué à l'entrée de la salle, peut-on lire dans une discussion sur la page Facebook de l'association étudiante.

Une autre étudiante, qui préfère taire son nom, a assuré avoir entendu quelqu'un dire au président de l'association qu'il n'était pas membre de l'AESPEIUM et qu'il est «venu pour que vous ayez quorum et que le vote de grève passe». «On est plusieurs à avoir vu la scène», mentionne-t-elle.

Nicolas Lavallée, président de l'AESPEIUM, a indiqué que la séance d'aujourd'hui s'est déroulée dans les règles de l'art. «On a fait comme d'habitude, en vérifiant les membres et les simples observateurs. Pour eux, l'assemblée leur a donné le droit de parole, mais pas le droit de vote.»

M. Lavallée a admis qu'une «liste officielle» des membres était utilisée au dernier trimestre pour vérifier les présences, mais que, aujourd'hui, elle n'était tout simplement pas prête. «C'est un processus bureaucratique qui est long et on ne l'a pas encore.»

En ce qui concerne la phrase qu'un étudiant lui aurait glissée à l'oreille durant les discussions, c'est tout simplement faux, promet le président.

«Inventer des faits, je trouve ça particulièrement dégueulasse. L'assemblée a duré une heure et demie et personne n'est venu me parler de ça.»

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