La FTQ réitère son appui à la CLASSE

Michel Arsenault... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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Michel Arsenault

Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse

(OTTAWA) Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a réitéré son appui au mouvement étudiant au cours d'une rencontre avec des représentants de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) qui s'est déroulée hier. Cet entretien fait suite à une lettre dans laquelle il a mis en garde ses confrères du Canada anglais contre les «ailes plus radicales» du mouvement étudiant québécois.

«La FTQ nous a déclaré qu'elle est solidaire avec la CLASSE, a indiqué le secrétaire aux communications de cette association étudiante, Ludvig Moquin-Beaudry. Contrairement à ce qu'ils avaient affirmé dans leur lettre, ils ont constaté que le mouvement étudiant ne s'affaiblit pas.»

La Presse a rapporté mardi que le conflit étudiant a provoqué des frictions entre la FTQ et des syndicats du Canada anglais. M. Arsenault a pris la plume, à la fin du mois de mai, pour demander au grand patron du Congrès du travail du Canada de le consulter avant de participer à des manifestations dans le cadre du printemps érable.

M. Arsenault a exhorté ses collègues à faciliter une issue négociée à la crise au lieu d'alimenter les manifestations, comme le prônaient les «ailes plus radicales» du mouvement étudiant. La lettre recelait aussi une observation surprenante, soit que les associations étudiantes sont «épuisées et inquiètes devant ce qui vient».

La lettre a été écrite 10 jours après l'adoption de la loi spéciale, et à quelques heures des dernières négociations intensives entre les étudiants et le gouvernement Charest.

La CLASSE n'a guère apprécié le geste de M. Arsenault, qu'elle a perçu comme une tentative de la marginaliser. Au moins un syndicat ontarien a annulé un don aux étudiants québécois dans la foulée de cette affaire.

La rencontre d'hier a eu lieu à Montréal, au siège social de la FTQ. La CLASSE s'est dite satisfaite de la teneur des échanges. «On est heureux que la relation soit cordiale, a indiqué M. Moquin-Beaudry. Il reste à voir, pour la suite des choses, l'attitude que la FTQ prendra. À ce moment-ci, on croit qu'ils sont de bonne foi.»

La FTQ a préféré ne pas commenter l'entretien d'hier. La centrale syndicale précise que la rencontre visait à échanger des informations au sujet du mouvement étudiant, et que des initiatives semblables ont eu lieu avec les fédérations étudiantes collégiales et universitaires (FECQ et FEUQ).




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