Attentat: un an plus tard, Ottawa se souvient

La fusillade avait provoqué une onde de choc... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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La fusillade avait provoqué une onde de choc au quatre coins du pays.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

(Ottawa) Il y a un an aujourd'hui, Michael Zehaf Bibeau semait la terreur dans la capitale fédérale en tuant froidement le caporal Nathan Cirillo devant le Monument commémoratif de guerre avant de faire irruption au parlement, où il a finalement été abattu au terme d'un échange de coups de feu avec les gardes de sécurité et des agents de la GRC.

Cette fusillade dans l'enceinte même de la démocratie canadienne a provoqué une onde de choc aux quatre coins du pays, d'autant que le premier ministre Stephen Harper, ses ministres de même que les députés de l'opposition étaient réunis dans des salles tout près de l'endroit où le tireur a été abattu.

Ce tragique événement a mis en relief de sérieuses lacunes dans la sécurité de la colline parlementaire et les alentours, qui était jusque-là assurée par quatre organisations différentes (GRC, Police d'Ottawa, gardes de sécurité de la Chambre des Communes et gardes de sécurité du Sénat).

La CBC a d'ailleurs rapporté hier que la GRC avait été mise au courant à deux reprises avant la fusillade, soit les 17 et 18 octobre 2014, que des attaques contre des cibles canadiennes pourraient être perpétrées par des individus radicalisés encouragés par le groupe armé État islamique.

Depuis ces événements, la sécurité a été resserrée aux abords de la colline parlementaire et elle a été confiée à un commandement unique d'un officier de haut rang de la GRC. En outre, le gouvernement Harper a adopté une nouvelle loi antiterroriste, la loi C-51, qui accorde de nouveaux pouvoirs à la GRC et au SCRS pour lutter contre le terrorisme ici comme à l'étranger.

Hommage au caporal Nathan Cirillo

Une cérémonie aura lieu aujourd'hui devant le Monument commémoratif de guerre afin de marquer le premier anniversaire des événements tragiques du 22 octobre et rendre hommage au caporal Nathan Cirillo de même qu'à l'adjudant Patrice Vincent, qui avait perdu la vie deux jours plus tôt après avoir été percuté par une voiture conduite par un autre individu qui s'était radicalisé, Martin Couture-Rouleau.

Le gouverneur général David Johnston, qui est le commandant en chef des Forces armées canadiennes, assistera à cette cérémonie en compagnie d'autres dignitaires, a-t-on fait savoir cette semaine. Une salve de 21 coups d'artillerie sera tirée par le 30e Régiment d'artillerie de campagne de l'Artillerie royale canadienne à partir des pelouses de la colline du Parlement, vers 11 h.

En outre, des CF-18 de l'Aviation royale canadienne adopteront la formation en hommage aux disparus pour effectuer un défilé aérien au-dessus du Monument commémoratif de guerre du Canada, à 11 h 20.

Changements en vue à C-51

Le gouvernement Harper a adopté le très impopulaire projet de loi C-51 dans la foulée de l'attaque du parlement. Le Parti libéral l'avait appuyé et, maintenant qu'il est au pouvoir, il n'a pas l'intention d'abroger la loi dans son ensemble. Il a toutefois promis de la modifier afin de retirer les dispositions problématiques.

Il faudra donc attendre la reprise des travaux parlementaires avant de voir les modifications qui y seront apportées.

Les libéraux se sont engagés à apporter une série de changements, dont le plus important porte sur la création d'un comité parlementaire pour surveiller les activités des agences de renseignement et de sécurité nationale. À l'heure actuelle, par exemple, les activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ne sont sujets qu'à un examen partiel par un comité de gens nommés par le gouvernement, comité dont le champ d'action est limité.

Les libéraux devraient aussi rédiger une clause de révision des nouvelles mesures après trois ans, pour s'assurer qu'elles ont atteint leur objectif et qu'elles n'ont pas donné lieu à des violations des droits de la personne, notamment.

Ils ont en outre promis d'autres changements, dont la clarification de certaines définitions de la loi, en particulier celle de propagande terroriste, pour s'assurer qu'elle ne s'applique pas aux activités légitimes de citoyens comme des manifestations pacifiques.

Par ailleurs, la GRC, qui est chargé de la sécurité du premier ministre, devra s'ajuster au style de Justin Trudeau, qui est plus porté à aller à la rencontre des gens que Stephen Harper. Déjà, les agents de la GRC ont été sur le qui-vive à quelques reprises au cours des derniers jours. En effet, M. Trudeau a décidé d'aller serrer la main de certains électeurs de sa circonscription de Papineau tôt mardi matin après sa victoire électorale. Le même jour, à Ottawa, M. Trudeau n'a pas hésité à se faire prendre en égoportrait en compagnie de certaines personnes sur la colline du Parlement avant de tenir sa première conférence de presse devant les journalistes de la tribune de la presse parlementaire.

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