Zehaf Bibeau soignait sa dépendance au crack par la prison

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Le tireur Michael Zehaf Bibeau. La photo est tirée d'un livre d'école du Collège Laval.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Agence France-Presse
Ottawa

Michael Zehaf Bibeau, qui a tué un soldat à Ottawa avant d'être abattu mercredi, souffrait de troubles psychiques et cherchait à se faire enfermer pour traiter sa dépendance au crack, selon l'édition de vendredi du Vancouver Sun.

S'appuyant sur des documents de justice, le quotidien canadien revient sur le passé du tueur et dépeint un individu se livrant parfois à de petits larcins pour aller en prison, «le seul moyen pour vaincre sa dépendance au crack», puissant dérivé de la cocaïne.

En 2011, Zehaf Bibeau entre dans un établissement de restauration rapide et brandit un bâton en demandant la caisse à l'employé. Ce dernier lui demande alors si c'est une plaisanterie et appelle la police. Zehaf Bibeau sort et s'assoit sur son sac à dos en attendant la police qui l'embarque peu après.

À la suite de cet incident, une évaluation psychiatrique est réalisée au cours de laquelle il dit qu'il a été un musulman dévoué pendant sept ans et «espère être un homme meilleur quand il est finalement libéré».

Au tribunal, le ministère public propose une libération sous caution aussitôt contestée par l'accusé qui veut rester en prison. «Je ne sais pas si vous avez lu mon dossier», avait alors déclaré Zehaf Bibeau en s'accusant au passage d'un vol à main armée, selon le quotidien de la côte ouest canadienne s'appuyant sur des enregistrements.

«Je suis accro au crack et, en même temps, je suis un croyant. Je veux sacrifier ma liberté et les bons côtés de la vie pendant un an (...), peut-être même suivre un traitement si vous pouvez le décider, un peu comme une cure de désintoxication», devait-il encore plaider auprès du juge, qui l'a placé en détention dans le cadre d'une mesure de protection du public.

À la fin de la même année, il était entré dans un commissariat pour s'accuser une nouvelle fois d'un vol à main armée 10 ans plus tôt au Québec. La police qui n'avait retrouvé aucune trace ni plainte d'un tel vol, l'avait inculpé pour «mise en danger d'autrui ou de sa personne» dans le cadre de la loi sur la santé mentale.

Des résidents d'un quartier de Vancouver et un policier ont indiqué que l'individu était un sans domicile fixe avec ses habitudes dans un quartier de la ville de l'ouest canadien, souvent drogué, et fréquentant une clinique sociale et un jardin public où les SDF plantent leur tente.

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