Ottawa: la sécurité de la colline du Parlement remise en question

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La question était sur toutes les lèvres, jeudi, au lendemain des événements: les dispositifs de sécurité sont-ils suffisants sur la colline du Parlement?

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

On s'explique encore mal comment un tireur fou armé d'un fusil de chasse a pu s'introduire dans l'édifice du Centre du parlement, haut lieu canadien de la démocratie, en passant par les portes centrales situées directement sous la tour de la Paix.

La question était sur toutes les lèvres, jeudi, au lendemain des événements: les dispositifs de sécurité sont-ils suffisants sur la colline du Parlement? Les opinions diffèrent d'un élu à l'autre, mais ces derniers semblent s'entendre sur la nécessité de se pencher sur ce dossier.

Pour certains, dont Thomas Mulcair, il est entendu que le site doit demeurer celui du peuple.

Car le site de la colline du Parlement est l'illustration parfaite des valeurs canadiennes, selon le chef du Nouveau Parti démocratique.

«C'est un symbole d'ouverture et de liberté, et la personne qui est venue ici hier avec la violence dans ses pensées et dans ses gestes n'a pas gagné. Nous ne pouvons permettre un recul de cette ouverture et de cette liberté», a-t-il déclaré, citant en exemple de cette ouverture les rendez-vous hebdomadaires des adeptes de yoga sur la pelouse, à l'ombre de la tour de la Paix.

L'opinion du ministre Jason Kenney semble diamétralement opposée à celle de M. Mulcair - et d'après lui, c'était une question de temps avant qu'un tel drame ne se joue au parlement.

«Je pense que tous ceux qui sont ici depuis longtemps pensaient que ce genre de chose ne serait pas difficile à réaliser. Pour être honnête, je pense que nous pouvons être soulagés que cela n'ait pas été plus sophistiqué ou organisé», a-t-il lâché en point de presse avant d'entrer en Chambre.

«Nous devrions probablement revoir cette question, et je suis certain que le sergent d'armes et les deux côtés de la Chambre le feront», a poursuivi M. Kenney.

La position de son collègue, le député beauceron Maxime Bernier, semble un peu moins tranchée, bien qu'il ait souligné qu'il  y avait «des questions à se poser» au chapitre des mesures de sécurité.

«On peut toujours imposer des barrières et empêcher les gens de venir ici, mais ce parlement, c'est le parlement du gouvernement du Canada. C'est pour l'ensemble des citoyens et il faut avoir une juste balance entre la liberté de circuler, la sécurité des parlementaires», a-t-il plaidé en point de presse jeudi matin.

Par voie de communiqué, jeudi, le sergent d'armes Kevin Vickers a déclaré que ni lui ni son équipe n'avaient l'intention de faire de commentaires sur les événements de la veille puisqu'il s'agit, a-t-il souligné, d'une enquête en cours.

Dans la foulée de ce second tragique incident en l'espace de quelques jours - un autre soldat, l'adjudant Patrice Vincent, a été tué à Saint-Jean-sur-Richelieu lundi -, M. Harper a indiqué qu'une initiative pour renforcer les pouvoirs de «surveillance, de détention et d'arrestation» du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est attendue sous peu.

«Ils ont besoin d'être vraiment renforcés, et je vous assure, M. le président, que le travail - qui est déjà commencé - sera accéléré», a-t-il dit.

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